Barack Obama a fait ses adieux aux américains et à la communauté internationale. Le premier Président qui a incarné le symbole d’un américain aux origines africaines à arriver à la tête de la première puissance mondiale, tourne désormais le dos à la maison blanche. L’occasion est saisie pour revenir sur ses réalisations.
C’est en novembre 2008 que le monde découvre ce jeune sénateur venu des quartiers nord du Sud du Chicago devenir le 44ème président des Etats-Unis d’Amérique. Avec une éloquence et l’élégance qu’incarnent son style, et une communication intelligente, Barack Obama a réussi à se faire une image hors du commun. Il aura ainsi battu un record de popularité qu’aucun président avant lui n’a engrangé. L’Afrique voyait alors à travers son fils, l’espoir d’un avenir meilleur, oubliant par moment que c’était l’élection par les américains d’un citoyen américain appelé à préserver les intérêts de l’Amérique.
Barack Obama était alors plus préoccupé par le redressement d’une Amérique en proie à des difficultés économiques avec une croissance en berne, un taux de chômage de prêt de 10%, une sécurité sociale qui exclut près de 30 millions de citoyens parmi les couches les plus vulnérables de la population. Le Président Obama n’avait alors d’autres impératifs que de trouver solution à ces énormes problèmes. Au vu de certains indicateurs économiques, nous rappelle la Rfm, il semble y avoir réussi. Ce qui a fini par l’installer à jamais sur le piédestal des leaders charismatique qui ont réussi leur présidence. Mais, et l’Afrique dans tout cela ?
Relégué au second plan, elle n’est apparue au Président américain comme zone d’intérêt que tardivement. Obama a tout de même visité 7 pays africains au cours de ses deux mandats. Ces rencontres avec le continent restent marquer par quelques séquences fortes.
Le discours du Caire en juin 2009, célébrant l’islam en religion de paix, de tolérance face au fait terroriste. Celui d’Accra de la même année, rappelant aux Africains la nécessité d’avoir des institutions fortes plutôt que des hommes forts pour construire l’Etat de droit. A cela peut être aussi ajoutés ses discours de Cap Town et d’Adis-Abéba qui ont caractérisé une empatie et un attachement au peuple du continent.
C’est dans ce cadre qu’il faut reconnaitre que malgré un parlement hostile, quelques actions et projets à l’actif de l’administration Obama :entre on peu relever le Plan de sécurité alimentaire pour l’Afrique à hauteur de 3,5 milliards de dollar, le programme d’électrification de 60 millions de foyers dans les prochaines années, à travers power-africa. Au plan économique, Obama renouvelle et consolide l’instrument d’accès des produits africains aux marchés américains qu’est l’Agoa. Il en fait de même avec Trade Africa qui ouvre de nouveaux marchés ou le drink business africa qui draine les investissements vers l’Afrique.
C’est dire qu’au cours de ces 8 années de présence à la tête des Etats-Unis, il a réussi à asseoir avec réalisme une relation de partenariat avec l’Afrique où prédomine un secteur privé capable de répondre aux sollicitations africaines.


