Silence, on tue à DAKAR !
Des ministres, se crêpent le chignon, comme à la borne fontaine,
keppar– Un colt 45 en bandoulière, l’homo- senegalensis est devenu un justicier qui sévit dans les plaines de nos villes. Il n’est plus question que force reste à la justice et à la loi, dans un pays en lambeaux, et qui plus est pourri de la tête.
Il est admis que les dépositaires de l’autorité d’un pays, soient le miroir de la société. Ils reflètent, dans ce sens, l’image des populations et la représentation, que l’on se fait de notre « être » et de notre « devenir ».
Alors, Il se passe au sommet de l’état, le festin des charognards…un bamboula. Un sentiment de non justice, et d’aliénation des instruments du droit, à des fins individuelles, politiques ou claniques, qui vont inexorablement gangrener la société d’en bas.
Et dans le monde réel des citoyens, nous n’en sommes pas loin.
Hier, un homme a exécuté un taximan avec son colt ;
Avant-hier un maitre coranique s’est suicidé ;
Il y a quelques semaines, nous avons appris des frasques, commises par des ministres de la République.
Mais au fond, sommes-nous surpris par ce déferlement sinistre de mauvaises nouvelles ?
Il est permis d’en douter !
Le Sénégal est aujourd’hui, « mackyavéliquement » gouverné par des dinosaures politiques assoiffés de richesses et de fortunes et dont le seul agenda est de se remplir les poches, au détriment des populations. Une race d’hommes politiques « businessmen » qui ne va point hésiter de confier les richesses de notre sous-sol à des réseaux mafieux, de mettre la famille avant le parti et ce dernier avant la patrie.
L’action politicienne est le seul indicateur politique qui vaille, pourvu que les mutants politiques, nous permette d’entretenir notre chapelle, en mode auberge espagnole.
Quid donc des convictions, des valeurs, des idéologies et de la foi.
On dit souvent que tout ce qui brille n’est pas de l’or, mais dans le pays des aveugles, les borgnes sont rois.
Une kyrielle d’exemples défilent, pour illustrer « l’agir » politique à la sénégalaise, de type ras des pâquerettes.
Ainsi, un « Tanor » politique historiquement de gauche, ne cesse de se fondre, vaillamment, dans le moule libéral. Et pour récompenser sa servilité, il va dorénavant, émarger pour un salaire de plus de 9 millions/mois outre la gestion discrétionnaire d’un fond politique d’un demi-milliard de nos CFA. Une stratégie gagnant-gagnant sur le dos du contribuable sénégalais.
Hier, trois heures après une séance plénière à l’assemble nationale, Fatou Tambedou, une ministre déléguée a été remerciée du gouvernement après une sortie virulente contre son ministre de tutelle Diene Farba Sarr.
Voilà où nous en sommes arrivés !
Par Xémes


