La Gambie cherche à reprendre sa place dans le concert des nations. Adama Barrow a ainsi décidé que le pays ne quittera pas la Cour Pénale internationale, et va réintégrer le Commonwealth.
Contrairement au processus amorcé l’année dernière par l’ex-chef d’Etat Yahya Jammeh, la Gambie ne quittera pas la Cpi. C’était une promesse de Adama Barrow. Le nouveau président a alors tenu sa promesse. Adama Barrow veut aussi intégrer le Commonwealth. L’annonce a été faite à l’occasion de la visite de Boris Johnson hier à Banjul, la capitale gambienne. Cette visite est la première effectuée par la diplomatie britannique depuis l’indépendance en 1965. Boris Johnson s’est entretenu avec le Président Adama Barrow et plusieurs ministres.
Déjà pour son premier voyage en Afrique en tant que ministre, Boris Johnson a été attendu, nous rappelle la Rfi. Ce thème du Commonwealth lui avait valu des déluges de commentaires en 2002, après un éditorial malheureux et raciste sur « ces foules de négrions agitant les drapeaux pour accueillir la reine. » Les journalistes Gambiens qui comptaient l’interroger ce mardi ont été priés de ravaler leurs questions. Pas question de gâcher l’annonce du retour annoncé de la Gambie dans le Commonwealth, cette organisation issue de l’ex-empire.
Rappelons que Yahya Jammeh avait quitté le Commonwealth avec fracas en 2013, le considérant comme le prolongement de la colonisation britannique.
Peu importe, si comme le rappelle le secrétariat du commonwealth, l’adhésion est un long processus qui doit être validé par les 52 chefs d’Etat, Boris Jonhson lui, a assuré qu’il ferait tout son possible pour accélérer la chose. A Banjul, le Chef de la diplomatie britannique a aussi parlé de la lutte contre l’émigration. Car des milliers de Gambiens fuient leur pays vers l’Europe. Il a été aussi question de justice, puisque le Royaume-Uni va assister le gouvernement Gambien dans sa réforme du secteur judiciaire après 22 ans de régime dictatorial. Enfin, il a assuré que les britanniques pourraient réinvestir dans le secteur du tourisme. La Gambie est une destination prisée des anglais. Mais la fréquentation a chuté ces dernières semaines en raison de l’instabilité politique.



