Le Président Adama Barrow évite-t-il de fâcher ? En tout cas, lui qui rencontrait les délégués de l’Union européenne (UE) jeudi au Kairaba Beach Hotel n’a pas du tout donné une position claire sur l’homosexualité en Gambie.
Interrogé sur la question, il fait savoir que l’homosexualité n’est pas un problème en Gambie. Il entend par là, qu’il n’est pas un acte qui enverra quelqu’un en prison pour la vie dans le pays.
Il explique que seul le cas d’homosexualité aggravé présente des problèmes. Parmi les personnes qui peuvent être accusées d' »homosexualité aggravée », on entend les « délinquants en série » et les personnes vivant avec le VIH qui sont considérées comme gays ou lesbiennes.
Rappelons que le Président Yahya Jammeh a criminalisé l’homosexualité. Ce qui a fait d’ailleurs dire aux groupes de défense des droits que malgré la criminalisation par la Gambie de l’activité homosexuelle qui viole déjà le droit international, celle-ci est encore plus susceptible d’être utilisée de manière large et arbitraire.
A l’occasion, l’UE a retenu plus de 33 millions d’euros d’aides à la Gambie pour améliorer les conditions des droits de l’homme et les préoccupations concernant le ciblage de la communauté LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et trans).
En réaction, Barrow a déclaré que l’homosexualité n’a jamais été un problème en Gambie, et qu’il y a des questions économiques et autres questions sociales qui sont plus une priorité, nous informe le site internet the point.gm
Rappelons que l’ancien président Yahya Jammeh a déclaré que l’homosexualité est contraire à la religion et aux bonnes mœurs . Il a appelé les homosexuels des animaux nuisibles et a menacé de leur couper la gorge. Actuellement, la peine pour un acte d’homosexualité est au minimum de 14 ans de prison.



