S’il y a un politicien qui ne mâche pas ses mots quand il s’agit de toucher là où ça fait mal, c’est bien le maire de Podor. Le non moins avocat à la cours et député socialiste Aïssatou Sall, n’a décidemment pas peur des mots. Interrogée ce samedi soir en marge d’un panel sur la commémoration du cinquantenaire de l’assassinat du député socialiste de Mbour Demba Diop, la halpoular de Podor n’est pas passée par quatre chemins pour donner son avis sur les violences politiques. « Tant que, avoir un poste politique sera synonyme de profit, d’avoir accès à l’argent du contribuable et dépenser comme bon nous semble, la violence régnera dans ce secteur » a-t-elle dit catégorique.
Pour l’avocate, la violence est l’arme des faibles, elle revêt la manifestation de l’échec politique là où les arguments et les idées devaient suffire pour faire le poids. « Le cas de l’assassinat du député de Mbour, devait être en effet un exemple suffisant pour réduire voire supprimer cette violence, hélas aujourd’hui encore le phénomène demeure et c’est piteux. » renseigne elle. Et d’ajouter il faut avoir le courage de le dire : « Si Ibou Daffa Faye a assassiné le député maire de la commune suite à une réunion politique, c’est parce qu’il y avait des tendances dans ce parti unique et que le commanditaire n’avait plus les arguments face à cet illustre homme qui a une trajectoire tragiquement fulgurante ». Plus ferme Me Tall a même qualifié le meurtrier et le commanditaire d’énergumène guidé par le gain et le pouvoir. « Dans une démocratie on n’a pas besoin de violence, seulement i y a un problème dans la formation et la conception de la politique e devrait être tout autre » conclut-elle…



