Il y a de ces gens qu’on tue, assassine froidement, mais ils gardent intact leur honneur jusqu’au dernier souffre. Le député maire socialiste de Mbour Demba Diop en fait partie. Du moins selon les différents témoignages enregistrés ce samedi lors d’un panel autour des violences politiques. Cette manifestation a aussi était gage de commémoration du cinquantenaire de son assassinat. L’homme a nous dit-on reçu en pleine poitrine le poignard fatal de Ibou Ndaffa Faye à la suite
d’une réunion politique à Mbour. Agonisant dans son sang alors que son chauffeur l’acheminer à l’hôpital, l’homme n’avait aucun autre souci que de garder sa dignité. Aussi renseigne Mouhadou Diop, ami du défunt, il à demander à son chauffeur « j’espère que je n’ai pas crié quand j’ai reçu le coup de poignard ». L’Ami mal à point face à de douloureux souvenirs a connu cet homme comme étant u homme de valeur qui aligné présence éloquence et prestance. Contrairement à Mouhamadou Diop, Yacine elle, n’a pas connu son père, elle avait seulement 5 ans au moment des faits. Les seuls images qu’elle garde de son père lui ont été remis par sa mère, la veuve Caroline Diop. Avec ces informations, elle a commandité un documentaire télévisuel avec un retour sur la vie et l’œuvre e son père. Yacine ému par les témoignages et autres n’a pas pu terminer son discours. Elle a fondu en larmes, plongeant ainsi tout le public dans l’émoi, comme si c’était neuf. « J’ai toujours voulu faire quelques chose pour mon père, depuis toute petite c’était mon plus grand rêve » a-t-elle affirmé en larme.
Pour El Hadji Ibrahima Sall ancien ministre et beau fils de Demba Diop, il s’agit de s’arrêter pour réfléchir et tirer les enseignements de ce qui s’est passé. L’idée est dit-il, de comprendre comment est-ce qu’on peut faire pour sortir dans cette violence où on est englouti alors que d’autres pays ont cultivé la démocratie et vive dans l’harmonie. « La violence est souvent une réponse à une injustice aussi il faut travailler à comprendre les sources et veiller à ce que tout se déroule dans les règles de l’art. Il faut que les institutions marchent, qu’on soit éduqué à la tolérance et à la paix » a expliqué M. Sall. Et d’ajouter, cet évènement sera poursuivi et sera comme une sorte d’observatoire contre la violence pour observer et suivre ce qui fait en politique. A l’en croire, la violence est inhérente à l’histoire et non à la politique et elle doit jouer le rôle de l’éradiquer totalement et une des conditions est l’existence d’un véritable débat politique. Ce débat doit exister pendant
les élections avant et après, ces débats doivent toutefois, être bien organisés, bien structurés pour l’équilibre soit au rendez-vous…



