AccueilSociétéVente anarchique d’armes blanches au Sénégal: un autre axe du mal ?

Vente anarchique d’armes blanches au Sénégal: un autre axe du mal ?

Ces derniers jours la psychose s’est à nouveau installée au Sénégal après l’assassinat atroce de la vice-présidente du conseil économique et social Fatoumata Moctar Ndiaye. Au même moment on continue de vendre de façon anarchique à Dakar des armes blanches, à l’image des couteaux et autres. Une situation qui repose le débat sur la vente d’armes blanches, à l’image des couteaux.

arme blanche
arme blanche

Même si certains marchands soutiennent à tout bout de champ qu’ils font attention à leur clientèle, le constat reste apparent : l’insécurité grandit et la prolifération d’armes blanches y est un facteur déterminant. En effet, il est difficile de distinguer la clientèle ou de déterminer le besoin du client d’où la nécessité d’appliquer la loi sur les armes blanches. Les couteaux sont rangés dans la catégorie 6 des armes au Sénégal, leur port est considéré comme une infraction. Mais cette mesure semble tomber en désuétude car le port de couteau dans les rues est devenu banal au point que certains en font leur compagnon le plus fidèle. Et pourtant, ces armes sont les plus utilisés dans les crimes de sang.

Le couteau, arme préférée des meurtriers…

Comme pour montrer que l’insécurité est galopante, l’année 2016 parait déjà la plus sanglante au Sénégal. En effet, depuis le début de l’année, plusieurs crimes odieux ont été perpétrés et le plus souvent par des armes blanches. Cette série de meurtres a commencé dans la nuit du vendredi 5 janvier en plein centre-ville dakaroise avec le double homicide sur un Franco-libanais, Issam Fawaz, et un Autrichien, William K. Ces derniers ont été mortellement poignardés dans un appartement situé aux environs de la Place de l’Indépendance. Quelques mois plus tard, plus précisément le 25 octobre une véritable boucherie est commise à Bel Air. Le nommé Sagna assène 16 coups de couteau à son amant Chinois. Le samedi 29 octobre, à Cambérène, Yankhoba Dramé est sauvagement tué par son ami, Younouss Ba. Le même jour, à Diourbel, un jeune du nom de S. Nd poignarde mortellement au dos son camarade El. Ng suite à une petite altercation et la liste est loin d’être exhaustive.

Face à ce bilan macabre, il devient impératif de trouver une solution pour ralentir ce rythme croissant de crime.

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