AccueilEconomieMon plaidoyer pour que le Sénégal soit enfin indépendant!

Mon plaidoyer pour que le Sénégal soit enfin indépendant!

Le Sénégal a fêté le mardi 4 avril 2017, son 57e anniversaire. Une indépendance qui dans son sens littéral devait lui permettre d’avoir une autonomie sur le plan politique, économique, social, culturel, etc. Mais, par simple constat des faits, le paradoxe se creuse, car ce pays, depuis son accession à la souveraineté nationale ne peut toujours pas se réclamer fièrement d’une indépendance économique, politique etc. 

L’indépendance doit quasiment se matérialiser par une souveraineté, une autonomie entre autres, sur le plan économique, social, politique, culturel. Le Sénégal comme bon nombre pays de la sous-région Ouest africaine avaient accéder à la souveraineté nationale en 1960. Mais cette indépendance du Sénégal à titre officiel n’avait pas eu trop d’impact positif lui permettant de s’inscrire dans un climat de développement économique. Quelles sont les causes de cette stagnation, voire recule économique ? 

Plusieurs facteurs, entrent en jeu pour expliquer ce sous-développement. D’abord, le système éducatif n’est pas en adéquation avec le marché du travail. Ensuite, l’État favorise les entreprises occidentales au détriment des entreprises nationales. Enfin un manque de politiques  de développement digne de ce nom de la part des dirigeants visant à assurer l’autosuffisance alimentaire dans le pays.

En effet, dans le domaine de l’éducation, qui représente le secteur clés pour le développement d’un pays comporte trop de manquements. Car l’enseignement général au Sénégal dispense un apprentissage qui n’est pas en adéquation avec le marché du travail. C’est-à-dire les matières enseignées dans les universités sénégalaises ne sont pas en adéquation directe avec les réalités du marché. Ainsi sur la forme du système éducatif sénégalais, des manquements font froid au dos. Car les universités sont en train d’accueillir un effectif d’étudiants pouvant atteindre plus du double de la normale.

En plus des insuffisances sur le plan éducatif, nous avons également un déséquilibre dans l’attribution des marchés aux entreprises. Il ne suffit pas d’être un spécialiste encore moins, un expert en économie pour savoir que la quasi-totalité des marchés, les plus juteux du Sénégal sont contrôlés par les occidentaux, notamment la France au détriment des entreprises nationales. Plusieurs exemples illustrent parfaitement cette situation. La Société nationale de la téléphonie (Sonatel), la société de transit au Port autonome de Dakar (Nécotrans), la Société des Eaux du Sénégal (SDE), la Compagnie Sucrière sénégalaise (CSS) de Mimran, sont entre autres des secteurs clés de l’économie sénégalaise qui sont presque sous monopôle français. Alors que les entreprises sénégalaises peinent à trouver un minimum de marchés nationaux pour exercer leurs activités. 

Outre l’éducation et le déséquilibre dans l’octroi des marchés aux entreprises, il y a le manque de politiques du gouvernement sénégalais sur la commercialisation des produits locaux. Le Sénégal a un déficit commercial chronique de plus de 20 % du PIB. Les importations sénégalaises se sont récemment repliées en lien avec l’absence de dynamique intérieure de croissance et le potentiel d’exportations demeure modeste. 

Face à cette situation,  si des mesures imminentes ne sont  pas envisager, le Sénégal ne pourra sans doute pas atteindre l’objectif du ‘’Plan Sénégal Émergent’’ lancé par le président Macky Sall pour l’horizon 2035 ?                                   

Mamadou Diaby: (stagiaire)

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