Le bilan des manifestations contre le maintien de Joseph Kabila au pouvoir a fait 40 morts et plus de 460 personnes arrêtées en République démocratique du Congo lors des manifestations depuis la semaine dernière.
Le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’Homme en RDC (BCNUDH), a fait le point sur les manifestations qui sont en cours depuis la semaine dernière en RDC. Il a fait savoir en effet qu’au moins 40 meurtres de civils dans les différentes localités comme Kinshasa, Lubumbashi, Boma et Matadi ont été perpétrées par les forces de sécurités. Ces manifestations ont pour but de dire non au maintien du président Joseph Kabila à la présidence après la fin de son mandat officiel le 19 décembre dernier, explique l’ONU dans un communiqué.
Le porte-parole du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Liz Throssell, pendant un point de presse, a précisé que 102 personnes y sont blessées ou ont subi de mauvais traitements et au moins 460 arrestations ont eu lieu.
Lors des manifestations du 20, précise t-elle, les forces de défense et de sécurité, ont eu à tuer 13 civils à Kinshasa, 60 blessés à Lubumbashi. « Ces chiffres élevés révèlent que les diverses forces de police, de défense et de sécurité ne tiennent pas suffisamment compte de la nécessité d’exercer une certaine retenue lors des manifestations », estime le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, cité dans le communiqué.
Confirmé en 2006 à la tête du pays par les premières élections libres organisées depuis l’indépendance, M. Kabila a été réélu en 2011 lors d’un scrutin entaché de fraudes massives, à l’origine de la crise actuelle.



