Il y a du quiproquo dans le processus électoral, un dialogue de sourd. Mais, l’adoption du nouveau code par l’assemblée nationale sonne la fin de la récréation. Sauf report de la date non encore officialisée du 2 juillet, les choses sérieuses commencent.
L’opposition s’offusquait de la création de 10 sièges supplémentaires à l’hémicycle pour les attribuer à la diaspora. Mais au finale l’Etat en a créé même plus : 15 députés pour la diaspora divisée en huit départements électoraux. Ce qui amène le nombre de députés à 165. Et malgré d’âpres débats pendant 5 heures d’horloge, le projet de loi défendu par le ministre de l’intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo a été voté par l’Assemblée. Les députés de l’opposition, ont dénoncé le forcing de la majorité sur les questions comme le refus de désigner une personnalité neutre pour organiser les élections, le scrutin à un seul tour, les conditions draconiennes à propos des candidatures indépendantes et le refus de l’instauration du bulletin unique. Les deux projets sont tout de même passés.
Il a été question de deux projets de lois à voter. Un portant code électoral et l’autre sur la refonte partielle des listes électorales. Le nouveau code voté hier prend donc en charge toutes ces préoccupations et comprend 10 chapitres.
Risque de report des législatives
A propos de la date des législatives, certains députés évoquent des contraintes d’ordre religieux, sociologique, ou de campagne hivernale pour asseoir l’impertinence ou l’impossibilité d’organiser des élections. Toutefois, rien n’indique que la date du 2 juillet ne sera pas retenue. Car avec le vote de ce code électoral, le président Macky Sall décidera soit de signer un décret pour fixer définitivement la date du 2 juillet, soit de revoir avec la classe politique l’éventualité d’une autre date.
Ne sera pas candidat indépendant qui veut!
L’autre innovation majeure du nouveau code est l’acceptation des candidatures indépendantes aux législatives. Même si certains députés trouvent draconiennes les conditions fixées. Selon le code voté hier, il s’agit fondamentalement de réunir 100 000 signatures, dans au moins 7 régions et n’avoir jamais milité au moins dans un parti politique ou d’avoir cessé d’y militant au moins un an auparavant.
La deuxième loi qui a été votée, cette fois sans débats, porte sur les points d’accord obtenu lors de la rencontre entre le président Macky Sall et l’apposition regroupée au sein de Makoo Wattu Senegaal. Ce sont des aspects liés principalement à la suppression de la question posée au citoyen pour confirmer ou non son inscription, la refonte partielle du fichier électorale, l’audit du fichier avec les élections, l’atteinte de la barre fatidique de quatre millions d’inscriptions pour utiliser le nouveau fichier. Quant a l’augmentation des commutions d’inscriptions, l’Etat est déjà à l’œuvre et le ministre estime les objectifs seront atteints. A la fin de l’opération on évaluera pour savoir si les préoccupations émises par l’opposition demeureront, informe le ministre.


