C’est finalement définitif. Le nombre de députés à l’Assemblée nationale passe de 150 à 165. L’Assemblée nationale a approuvé, hier, le projet de loi portant modification du code électoral. En vertu de cette loi, la diaspora bénéficiera désormais de 15 députés qui représenteront les Sénégalais de l’extérieur, souligne l’Observateur.
Selon le journal, la discussion a duré une éternité. Pendant quatre tours d’horloge, députés de la majorité comme l’opposition ont rivalisé d’ardeur. Au finish, la majorité présidentielle a dicté la loi, en adoptant le projet de loi portant code électoral. Ce projet vise l’augmentation du nombre de députés de 150 à 165, dont 15 sièges dédiés à la diaspora, le maintien du bulletin multiple et du mode de scrutin majoritaire des députés. Mais aussi et surtout le couplage de la carte biométrique et de la carte d’électeur, le vote en même temps de militaires et des civils, ainsi que l’institutionnalisation du ‘’Raw Gadu » (celui qui a la majorité remporte les élections).
En outre, l’assemblée a adopté à l’unanimité l’amendement L.66 qui fait passer le nombre d’électeurs par bureau de 900 à 600 par bureau de vote. Dans la même foulée, les députés ont voté l’amendement sur les huit départements de l’extérieur du pays prévus par l’article L.146 du présent projet de loi.
Il s’agit de l’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Centre, l’Afrique Australe, l’Europe de l’Ouest, l’Europe du Sud, les Amériques-Océanie et l’Asie-Moyen-Orient. Quant à la loi portant sur la refonte partielle des listes électorales, elle a été adoptée à l’unanimité. Sans débats.
Rappelons qu’au Sénégal le nombre de députés accroît au fur des années. Dans la période de l’indépendance il était à 80. Il passe de 100 en 1978 avant d’évoluer vers 120 en 1983 et 150 en 2007. Ils sont aujourd’hui à 165. Cette augmentation du nombre de députés est basée sur des critères démographiques et de poids démographique. Leur accroissement passant de 150 à 165 est félicitée par les partisans de l’APR contrairement à l’opposition qui déplore cette situation.



