Le procès du maire de Dakar, Khalifa Sall, suit son cours. Après les plaidoiries de l’Agent judiciaire de l’Etat Antoine Felix Diome, hier, place maintenant aux plaidoiries de la mairie de Dakar. Dans leur réquisitoire, les avocats du maire s’estiment victime d’un préjudice moral, car l’image de la mairie a été écornée. Ainsi, ils demandent le rejet de la constitution en partie civile de l’Etat du Sénégal.
« La ville de Dakar veut que l’Etat du Sénégal saute de ce procès. Sa constitution de partie civile est injustifiée, irrégulière et illégale. Il faut que justice soit faite, Monsieur. Elle viole les dispositions du code des collectivités locales et les règles générales sur la comptabilité publique. Les sommes qui ont été allouées au maire de Dakar, ont été votées par les conseillers municipaux élus au suffrage universel direct et les dépenses ont étés exécutés par le maire », défend Me Ibrahima Diaw.
Pour lui emboîter le pas, son collègue va dans ce sens et explique que : «l’argent du budget n’appartient pas à l’Etat, mais bien à la mairie », affirme l’un des avocats. « Les textes de loi, les règles de la comptabilité publique sont clairs », ajoute un autre. Pour les défenseurs de la mairie de Dakar, les avocats de l’Etat ne sont que « des usurpateurs, car l’Etat n’a pas le monopole de la partie civile ».
Cependant, après les plaidoiries de la mairie de Dakar, le procureur de la République viendra aussi plaider. Quant à la défense, elle va débuter sa plaidoirie le lundi.



