La démission du magistrat Ibrahima Hamidou Déme n’a pas du tout été appréciée par le président de la République. Néanmoins elle a poussé celui-ci à un sursaut pour qu’il demande l’accélération de la réforme de la justice. En effet, cette affaire s’est une fois de plus invitée à la réunion du conseil des ministres. Ainsi, sans le nommer, le président du Conseil Supérieur de la Magistrature, le Président Macky Sall, a tenu à rappeler devant le gouvernement la consolidation de l’Etat de droit, de l’indépendance de la justice et la modernisation de ce secteur.
Dans le communiqué du conseil, le président vient de demander au gouvernement de « poursuivre, en relation avec toutes les composantes de justice d’améliorer l’efficacité de notre système judiciaire, dans le respect scrupuleux de la déontologie, des règles et procédures prévues par la Constitution, ainsi que les textes législatifs et réglementaires en vigueur ».
Les propos du président ne surprend guère, car la semaine passée, le ministre de la justice Me Sidiki Kaba avait tenu un discours semblable pour fustiger l’attitude du magistrat Déme. Ainsi devant les députés, le ministre a fait savoir que la presse n’est pas le cadre approprié pour porter les problèmes de la justice.
Le président a par ailleurs tenu à rappeler les importants efforts qu’il a pu réaliser dans ce secteur depuis son accession à la magistrature suprême. Car pour lui, la modernisation du service public de la justice consolide notre démocratie et l’économie. Par la même occasion, il promet des réformes du code pénal et du code de procédure pénal, l’entrée en vigueur de la nouvelle organisation judiciaire entre autres. Pour lui, ces nouvelles réformes nous permettront de mieux positionner notre appareil judiciaire dans son environnement national et international.



