Pour lutter contre l’insécurité routière, de plus en plus inquiétante, le gouvernement a décidé de prendre des mesures. Il s’agit entre autres, de l’instauration du permis de conduire à points pour tous les conducteurs, du renforcement du contrôle routier et de sanction. Le chef du gouvernement, Mohamed Boune Abdallah Dionne a également annoncé une réforme du code de la route. Si la teneur de ladite réforme n’a pas encore été officiellement dévoilée, les acteurs du secteur donnent déjà leur avis sur ce qu’il y a à réformer.
Dans les colonnes de l’observateur, les personnes concernées par ces différentes mesures, notamment l’instauration de nouveau permis de conduire, se sont prononcées et donnent leurs avis. Trouvé au Boulevard de la République, un chauffeur du nom de Cheikh souligne « qu’il y a des gens à qui on devait refuser le permis, ils créent des accidents pour rien ». En un mot, Cheikh assure que l’insécurité a encore de beaux jours sous nos yeux si des mesures drastiques ne sont pas rapidement prises par le gouvernement.
Le gouvernement du Sénégal a l’issue du conseil interministériel tenu jeudi dernier, a décidé de l’instauration du permis de conduire à points pour tous les conducteurs, du renforcement du contrôle routier et de sanctions, dans l’optique d’une tolérance zéro et de l’application de la réglementation sur la circulation des véhicules dans toute sa vigueur. Le gouvernement par le biais de son chef, Mohamed Boune Abdallah Dionne a également décidé de lutter contre les prélèvements illicites, par la mise en place de brigade mixte de sécurité routière, mais aussi la réforme du code de la route.
Selon un autre conducteur, Alioune Badara Diop, se sont les conducteurs de camions, surtout ceux utilisés par les maliens. « Le Sénégal doit avoir son propre code et se départir du code de rousseau, cela n’a pas de sens. Nos problèmes se sont surtout les camions maliens. Ils causent la plupart des accidents parce qu’ils ne respectent rien », déplore-t-il. D’autres personnes ont de part et d’autre critiqué une mauvaise formation des chauffeurs dans les auto-écoles, mais aussi l’imprudence des uns et des autres.
Il faut noter que rien que l’année 2016, près de 604 morts ont été dénombrés, contre 574 en 2015, une situation qui coûte au moins 163 milliards de Fcfa par ans à l’économie, soit 2 % du PIB. Si d’autres personnes sont pour l’instauration des permis à points, le secrétaire général du syndicat des travailleurs des transports routiers du Sénégal est contre.
« L’instauration des permis à point pose problème. L’État du Sénégal à travers le ministère des transports, devrait au moins organiser une rencontre pour expliquer aux concernés le permis à point. Sinon, ce serait une erreur », rassure le syndicaliste.
Le directeur général des transports routiers, Cheikh Omar Gueye a par ailleurs montré les avantages de cette réforme et ce qu’elle va changer. « La réforme va d’abord consister à intégrer de nouvelles dispositions concernant la gestion du nouveau projet du chef de l’État tel que le Train express régional (Ter), d’autres signalisations routières qui vont venir avec le projet Brt ( Bus rapides transit), le projet de rémunération et de sécurisation des titres de transport, etc seront mis dans le nouveau code », annonce M. Gueye



