Le lavage de voitures est devenu, depuis quelque temps, le gagne-pain de beaucoup de jeunes. Venus pour la plupart de l’intérieur du pays, ces adolescences s’adonnent au métier de lavage de voitures pour pouvoir subvenir à leur besoin.
Il n’y a pas de sots métiers, nous dit l’adage. Ces jeunes ne diront pas le contraire. Le lavage de voitures est devenu un métier pour ces jeunes qui, pour la plupart, n’ont aucune qualification. Face à la conjoncture actuelle les jeunes laveurs échangent leur service avec les propriétés de voitures. Les tarifs varient d’une voiture à une autre. D’après ces deux jeunes rencontrés dans les deux voies de Sacré-Cœur. Leurs chiffres d’affaires varient entre 10.000 francs et 15.000 francs la journée.
Vêtu d’un tee-shirt noir et d’un pantalon bleu, Amadou pratique ce métier depuis deux ans, nous dit-il. Armé d’une étoffe et des produits de nettoyage, Amadou pratique le métier de lavage de voitures avec beaucoup de fierté. « Le métier de lavage est beau plus fructueux. Je peux descendre avec 10.000 francs ou dés fois 15.000 francs même. Et avec l’argent que je gagne, je peux subvenir à mes besoins personnels mais aussi envoyés de l’argent à mes parents qui se trouvent au village », affirme-t-il, tout souriant. Poursuivant ses propos ce dernier laisse entendre que tout n’est pas rose dans ce métier. «Parfois il y’a des clients qui partent sans payer ou ils payent la moitié du prix fixé. Dés fois, ils arrivent de ne laver qu’une, à deux voitures seulement dans la journée. Ce qui équivaut à 500 ou 1.000 francs. »
Cependant au de-là de l’aspect économique, le métier de lavage de voitures est un moyen d’avoir son permis selon Saliou. « Le peu que je gagne ici, je parviens à économiser pour pouvoir payer mon permis et devenir un jour chauffeur. Car j’ai entendu que la majeure partie des chauffeurs ont pratiqué le métier de lavage de voitures», lance-t-il.
Ainsi il note que le métier de lavage de voitures nourrit son homme. Car beaucoup de conducteurs préfèrent aller chez ces jeunes que de louer les services des spécialistes en la matière comme se fut dans les stations.
Par Adnan Yahya
Stagiaire



