La société sénégalaise devient de plus en plus inquiétante. Les grossesses précoces sont devenues dans ce pays une chose banale, dont personnes ne se soucie des conséquences néfastes qu’elles peuvent engendrer.
Banale dans la mesure où presque tout le monde s’en fou. Est-ce une erreur d’éducation des jeunes filles, ou plutôt les séquelles de la modernité. Si nous considérons les choses dans leurs évolutions normales, on se demande pourquoi ce phonomène a pris une telle ampleur.
D’après un simple constat de la société sénégalaise, nous considérons que 3/5 des filles tombent enceintes avant le mariage. Face à une telle situation, les idées se confrontent de part et d’autre de manière conflictuelle. Certains pensent que ces manquements notés à l’égard des jeunes filles proviennent de l’éducation de base. Mais d’autres soutiennent que les filles doivent prendre leurs destins en main afin de forger en elle une responsabilité, leur permettant de se protéger contre cet ‘’ennemi’’ de la société.
Ce mal peut d’une part être imputé à la responsabilité des parents. Qui, d’abord détiennent la première responsabilité d’inculquer une bonne éducation aux enfants. Par contre, si cette éducation est ratée, l’enfant ne peut en aucun cas s’auto-éduquer à moins que ça soit le coup du hasard. Plusieurs maux touchent les jeunes filles dans cette société sénégalaise, notamment les viols récurrents, et d’autres formes de répressions.
Malgré les efforts fournis par l’État et les ONG, dans la lutte contre le mariage et la grossesse précoce des enfants, cette situation persiste et se prolifère d’avantage dans notre société. Ceci est-il dû à un manque de suivi des programmes ? Où est-ce un mépris de la population. En tout cas, une chose est sûre ; les doctrines, les lois et les slogans concernant cette lutte doivent être revus de fond en comble pour ne pas s’attendre au pire dans un avenir proche.
Pour pallier à d’éventuelles menaces pour la génération actuelle et suivante, les gouvernants, la société civile, les organisations nationales et internationales, doivent faire une introspection de la population juvénile. Ce fléau concerne en même temps les jeunes filles, mais également les jeunes garçons, qui jouent un grand rôle dans cette situation. Car, un important pourcentage de grossesses dans les milieux scolaires sont perpétrées par des adolescents d’un même âge.



