Khalifa Sall et sa bande se définissent comme les vrais héritiers de feu Léopold Sédar Senghor. En visite avant-hier à Louga, le maire de Dakar a fait cette assurance, avant de condamner énergiquement la prise de position de certains de ses camarades socialistes qui prônent le maintien du Ps dans la coalition Benno bokk yaakar(Bby).
Après une tournée de plusieurs jours dans la région de Saint-Louis, le maire de Dakar, Khalifa Sall , a fait un bref passage à Louga où il a visité la nouvelle permanence des socialistes favorable à sa cause. Le responsable socialiste de Grand Yoff, qui a promis de revenir dans la capitale de Ndiambour, dans le cadre de ses tournées, est néanmoins revenu sur les motivations de son engagement : « Nous nous sommes engagés dans ce combat pour sauvegarder l’héritage du Parti socialiste (Ps). Le Ps ne doit pas être la remorque d’aucune formation politique. Il ne sera pas non plus un parti qui joue les seconds rôles dans une alliance. Nous travaillons pour qu’il maintienne ses ambitions », a-t-il averti.
Et lui d’insister : « La présidentielle de 2012 était plus difficile et à ce moment Benno Sigil Sénégal (Bss) avait tout fait pour que l’opposition ait une candidature unique, mais nous nous étions dit qu’il est inconcevable que le Ps n’ait pas de candidat à une élection. Nous avons participé à ces joutes électorale sous notre propre bannière et Dieu a décidé ce qu’il a décidé (…) De 1948 à nos jours, notre formation politique a participé à toutes les élections. Ce n’est qu’aux dernières législatives, pour la première fois, que le Ps n’avait pas de candidat ni dirigeait une liste. Si nous voulons suivre cette dynamique jusqu’en 2024, mieux vaut que nous fassions quelque chose autre que la politique. Nous ne l’accepterons jamais. »
Haussant davantage le ton, Khalifa Sall reprécise : « (…) Le Ps peut proposer un programme alternatif. Nous avons les cadres qu’il faut, les potentialités, la volonté, la capacité et le courage de réussir ce pari. Ce qui est important, le débat ne doit pas se limiter au Ps, les socialistes qui pensent comme nous, nous rejoindrons dans ce combat. Dieu sait qu’ils sont nombreux, car ils affluent vers nous par centaines. Pour eux, ils ne doivent pas militer dans un parti politique qui fait du suivisme ou qui est prêt à faire une fusion avec un autre parti. Nous voulons rester clairs, nous aurons une liste aux Législatives de 2017. Ce que nous avons vu sur le terrain nous réconforte. Nous allons gagner ces élections, parce que nous sommes les vrais héritiers de Senghor qui n’a jamais renié ses principes, ni renoncé à ses ambitions. »



