Le tribunal de Diourbel, statuant en matière correctionnelle, donnera le verdict le 7 mars prochain, sur une affaire de coups et blessures volontaires (Cbv) et de mœurs. Le marabout Serigne Mbacké Bousso a traîné la dame Lala Aicha Fall en justice pour l’avoir bastonné et photographié nu, avec l’aide des membres de sa famille. Quant à la dame, elle poursuit le marabout pour des faits de mœurs.
À Touba, les histoire de mœurs se succèdent, mais ne se ressemblent pas. Dans cette affaire, la victime avait porté plainte contre la mise en cause pour coups et blessures volontaires (Cbv). Les faits remontent au courant du mois de décembre 2016 à la cité religieuse de Touba. Dans la matinée des faits, Serigne Mbacké Bousso dit qu’il faisait le tour du quartier pour informer ses voisins de la cérémonie de baptême qu’il devait organiser dans la semaine. Mais, il ne comprend toujours pas ce qui a poussé la dame à lui faire, coûte que coûte, la fête. « Je suis passé chez elle pour lui annoncer la cérémonie de baptême de mon nouveau-né. La dame et sa famille se sont ruées sur moi en me rouant de coups. Ils ont enlevé mes vêtements et m’ont pris en photo tout nu », déclare M. Bousso.
Attraite hier au tribunal correctionnel de Diourbel, la dame raconte que M. Bousso s’est présenté devant elle et ses enfants, à moitié nu, puisque le bonhomme n’avait pas mis de pantalon. Il a reçu une correction avant d’être photographié par la dame qui voulait se servir des photos pour plus de preuve, une fois que l’affaire sera devant la barre. Elle a montré aux juges les images du bonhomme nu comme un ver de terre. Elle raconte : « Il passait tout son temps à rôder aux alentours de mon domicile ; ce jour-là aux premières heures de la matinée, il s’est présenté à mon domicile sans mettre de pantalon, alors que j’étais avec mes enfants. Ensuite, il s’est jeté sur moi pour m’agresser, mais je me suis défendue. Après, les membres de ma famille sont venus m’aider. J’ai pris les photos et je les ai gardées pour apporter des preuves. »
L’affaire a été mise en délibéré jusqu’au 7 mars prochain. Chacune des parties demande une réparation du préjudice causé. Si le Sieur S. M. Bousso réclame 10 millions de FCfa de dommages et intérêts, la dame, quant à elle, demande 15 millions de FCfa au marabout.



