Après avoir échoué à sa mission de médiation en RDC, la Conférence épiscopale des évêques du Congo (Cenco) recommande au président Joseph Kabila d’autoriser l’opposant en exil Moïse Katumbi à rentrer librement en République démocratique du Congo.
Selon les évêques, la condamnation dont a fait l’objet l’ancien gouverneur du Katanga est une »mascarade« . En effet, il a écopé d’une peine de trois ans de prison pour spoliation d’immeuble appartenant à un citoyen grec. Il doit aussi comparaître devant la justice pour une affaire de recrutement de mercenaires.
Établi à l’issue d’une enquête menée par la Cenco, alors qu’elle conduisait la médiation entre pouvoir et opposition, le rapport confidentiel a été transmis au président Kabila selon l’Afp.
La Cenco recommande « le retrait » pur et simple de la décision d’arrestation immédiate de M. Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, et son retour en homme libre afin qu’il exerce ses droits civils et politiques en RDC« .
Il faut préciser qu’à la signature le 31 décembre dernier de l’accord entre opposition et pouvoir, les signataires, excepté ceux du pouvoir, avaient chargé la Cenco de faire des investigations en vue d’obtenir la liberté des opposants Moïse Katumbi et Jean-Claude Muyambo.


