Le président Gambien en exercice depuis 1994, Yaya Jammeh n’est sans doute pas disposé à quitter le pouvoir. Lui qui est souvent accusé de truquages d’élections et autres fraudes ne va pas se laisser avoir cette fois-ci. Pour y parvenir aisément, il a coupé la Gambie du reste du monde.
Les élections présidentielles en Gambie se déroulent depuis ce matin. Yaya Jammeh qui a un redoutable adversaire, en l’occurrence Adama Barrow, n’est pas encore disposé à quitter le pouvoir. Dès lors, il use de toute sa stratégie pour rester au pouvoir. Ainsi depuis hier 19 heures, il a fait couper tous les moyens de communication en Gambie. L’internet et le réseau téléphonique ne marchent plus vers l’étranger. Pour parer à tout soulèvement, les autorités ont aussi interdit les manifestations post-électorales.
Ainsi, ces élections paraissent les plus tumultueuses depuis l’arrivée au pouvoir du président Yahya Jammeh. Cette situation a fait naître des inquiétudes, aussi bien chez la population résident en Gambie que ceux qui sont à l’étranger, du fait de l’impossibilité pour certains d’entrer en contact avec leurs proches établis de l’autre côté.
La même inquiétude est notée chez les journalistes envoyés en Gambie pour couvrir l’élection présidentielle. Car, nous informe la BBC, « non seulement, les reporters sont devenus injoignables, mais il leur est impossible d’envoyer leurs comptes rendus sur la tenue de l’élection. »
Rappelons que des sondages effectués par «The Gambia electoral monitor» donnent Yayah Jammeh perdant derrière Adama Barrow qui s’en sort avec 54% des intentions de vote. L’homme fort de Banjul n’obtient en effet que 41% des intentions de vote.



