En choisissant la ville de Mongomo en Guinnée Equatoriale, l’ex président gambien n’a pas seulement échappé à la justice internationale. Yahya Jammeh a aussi réussi à maintenir un style de vie digne de son ancien statut loin des tentacules de la CPI (COUR PÉNALE INTERNATIONALE) .
Longtemps pressenti en Guinée Conakry, Yahya Jammeh comme à son habitude, a trompé son monde, en choisissant la Guinée-Équatoriale comme lieu d’exil. Un choix qui, même s’il demeure politique (le président Théodore Obiang Nguéma est connu pour son opposition à la Cour pénale internationale) n’en demeure pas moins commode.
Installé dans le luxueux palace du président équato-guinéen, l’ex président gambien se la coule douce dans la troisième ville la plus paisible du pays. Situé à 220km de Bata, à quelques encablures de la frontière avec le Gabon, Mongobo est réputé être le fief des Obiang. « Quand on est originaire de Mongomo, on est respecté dans tout le pays. Cela veut dire qu’on est certainement proche du clan présidentiel », explique une source de l’Observateur.
Ce bourg d’environ 60 000 habitants jouit, depuis l’accès du pays à l’or noir, d’un prestige croissant dû à la multitude d’infrastructures qui a fini de changer la physionomie et de le convertir en ville moderne. Mais si le fief de la famille Obiang est aussi célèbre, c’est incontestablement pour deux infrastructures : La basilique « L’immaculée conception de la vierge Marie » et le palais présidentiel.
A cause de la luxure de cette ville, une source de l’observateur confirme qu’il est pratiquement impossible d’en faire la visite en une seule journée et les photos y seraient strictement interdites. C’est là, à l’abri des rumeurs de vengeances, que le président Obiang a choisi d’offrir a Yahya Jammeh, une luxueuse retraite.



