Selon Human Rights Watch, au moins 16 civils ont délibérément été tués dans la ville occidentale de Wau le 10 avril dernier. Dans une déclaration faite ce vendredi, l’observatoire attribue la responsabilité de ces crimes aux soldats du gouvernement ainsi qu’aux milices alliées .
Human Rights Watch leur reproche de procéder à des « actes de punition collective » basés sur des appartenances politiques et raciales. « Le modèle des abus commis par les forces gouvernementales contre les civils à Wau est devenue prévisible, les soldats se vengeant contre les civils non armés en fonction de leur appartenance ethnique », a déclaré Daniel Bekele, directeur principal du plaidoyer pour l’Afrique à Human Rights Watch.
Daniel Bekele a profité de l’occasion pour lancer un appel aux autorités soudanaises: « Les autorités du Soudan du Sud doivent mettre un terme aux meurtres, enquêter et traduire les responsables en justice ». L’observatoire appelle, par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU à condamner ces crimes et révéler les mesures qu’elle entend prendre pour dissuader d’autres meurtres.
Il est à noter qu’une forte tension liée aux opérations de contre-insurrection, caractérise le pays depuis 2015. Cette situation s’est quelques peu empirée ces dernières semaines occasionnant la mort de plusieurs civils.


