Les membres fondateurs du groupe Wari multiplient leurS sortieS. Ces derniers sont très remontés contre leur co-associé Kabirou Mbodje qui selon eux a usé de faux pour s’approprier de leur deux services à savoir Wari et Interactive.
Cette affaire remonte à 2012, nous rappelle l’Enquête. En effet un certain Seydou Camara un des associés a déposé une plainte sur la table du doyen des juges pour vérifier la gestion de Kabirou Mbodje. Cette audition a permis à l’expert de cette affaire de présenter un rapport sur la gestion de Kabirou Mbodje entre 2009 et 2012. Il ressort des conclusions de l’expert un trou de 350 millions entre 2009 et 2012 non justifié. Il s’en est suivi une inculpation du sieur Kabirou Mbodje, par le doyen des juges d’instruction, pour abus de biens sociaux sur réquisitoire supplétif du procureur de la République en août 2015.
Mais cette affaire sera infirmée par la Chambre d’Accusation de la Cour de justice le 25 mai 2016. Cette décision est plus que surprenante si l’on en croit à Seydou Camara.
Ensuite en 2013, Mr Mbodje procède unilatéralement et illégalement à une augmentation du capital CSI (Wari), en passant de 50 millions à 500 millions de Fcfa, alors que la société avait une trésorerie nette excédentaire de plus d’un milliard. Toujours selon l’associé Seydou Camara, Kabirou Mbodje a procédé à ces changements dans le but de diluer les parts des autres actionnaires.
Ainsi ces actionnaires ont noté des détournements du portefeuille orchestré par Mr Mbodje dans la banque CNCAS. Ils tiennent à préciser que cette banque a été la seule à les accompagner pour le lancement de Wari mais aussi qu’elle leur a permis de créer la société Interactive. Au mépris de la loyauté, Kabirou Mbodje n’a hésité de violer les termes du contrat avec CNCAS pour s’allier avec d’autres banques, informe-t-il.
L’entreprise INTERACTIVE connait un succès fulgurant car à l’espace de deux ans, Interactive a réussi à centraliser et générer plus de 60% du volume d’activités de Wari, avec plusieurs milliards de flux par an. Cependant Kabirou Mbodje décide de mettre la main sur la société. En 2014 il crée une société dénommée INTERLINK qui a le même objet social qu’INTERACTIVE. Ses associés accuse Kabirou Mbodje qui refuse à se prononcer sur les documents sociaux des deux entreprises.
L’autre fait est que Mr Mbodje attribut 5% des actions à son Conseil qui est tout de même avocat de l’entreprise mais aussi avocat de ce dernier. Ce qui fait que l’avocat est devenu l’actionnaire N°2 et membre du Conseil d’Administration de Wari. Avec l’aide de l’avocat Kabirou Mbodje s’auto proclame en 2013, concepteur du modèle Wari.
Pour bien mener sa forfaiture Kabirou délocalise le siège de Wari pour l’implanter au Togo alors que 80% des activités de Wari sont menés au Sénégal. Ce qui fait que quand un client effectue un envoi à partir de Touba le bénéficiaire le retire à Tambacounda, c’est le Togo qui profite des retombées.
Kabirou Mbodje continue ses rêves, il propose à l’ANPEJ un projet utopique comme quoi ce projet va lui permettre de créer 8.000 emplois directs. Ceci est un moyen pour Kabirou de soutirer de l’argent à l’Etat. Car selon ses détracteurs Wari pouvait le financer si ce projet était réaliste.
Les associés de Kabirou Mbodje voient en lui un danger public. Ainsi, ils ont alerté à deux reprises la Bceao pour dénoncer un détournement du réseau INTERACTIVE sur INTERLINK. Ils ont aussi rencontré le médiateur de la République en mars 2015.
Cependant après leurs nombreuses plaintes contre Kabirou Mbodje pour escroquerie abus de biens sociaux entre autre, les associés attendent toujours que le principal concerné soit entendu.



