Un vend de froid diplomatique a soufflé hier sur Moscou, et a apaisé d’un cran la tension entre la Russie et les Etats-Unis. Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a rencontré son homologue Sergeï Lavrov pour arrondir les angles.
« Il y a une faible niveau de confiance entre nos deux pays. » Ce sont les mots de Rex Tillerson tenus à Moscou au terme de sa rencontre avec son homologue russe Sergueï Lavrov qui a, quant à lui, évoqué des perspectives de travail considérables malgré les problèmes existants. Même si la lutte contre le terrorisme est un objectif que les deux diplomates affichent, la solution politique en Syrie divise encore les deux puissances.
La tonalité était pragmatique, mais sans confrontation, commente la Rfi. Mais la rencontre n’a pas du tout caché les tensions. D’ailleurs la rencontre avec Vladimir Poutine a été décidée au dernier moment et la presse en a été exclue. Le Syrie qui a été à l’origine de la tension a été au centre des discussions. Les positions ne se sont pas pour autant rapprochées, mais les deux parties ont décidé d’entamer un mouvement dans cette direction. Une volonté qui apparaissait même dans la communication.
En effet, la diplomatie russe a apprécié que Rex Tillerson ne prononce pas le mot sanction. Le secrétaire d’Etat n’a pas utilisé ni menace, ni ultimatum. Les russes ont vu que les américains était prêts à soutenir l’idée d’une enquête sur les armes chimiques en Syrie. La Russie, en contre-partie, est prête à reprendre la coopération militaire.
Sergueï Lavrov a toutefois maintenu les accusations d’ambiguïté dans la lutte des américains contre le terrorisme. De son côté, Rex Tillerson a réaffirmé la volonté des américains du départ d’Assad. Mais, ils comptent sur les russes pour le lui faire comprendre. Le dernier mot de la conférence de presse est revenu à Sergeï Lavrov qui soutient : « On peut venir à bout du terrorisme sans toucher au régime. Mais si on renverse le régime, on favorise Daesh. » Rex Tillerson n’a pas répliqué face à cette affirmation du Russe.



