A la suite des étudiants de l’université Cheikh Anta Diop qui ont dénoncé la mauvaise qualité de la restauration universitaire, les gérants des restaurants de Thiès et Ziguinchor sont montés au créneau pour réclamer leur argent au risque de paralyser le système et affamer davantage les étudiants.
D’ailleurs , ces « repreneurs », comme on les appelle, dans le jargon de la restauration, Mamadou Amar de l’Esp, Momar Samb de l’Ensetp, Ibrahima Diop de Ziguinchor et Boubacar Fall Ndiaye de Thiès, ont tenu à éclairer l’opinion sur leur situation et interpeller les autorités étatiques. Selon ces « repreneurs », le problème qui les lie à la direction du Coud est d’ordre pécuniaire.
« En effet, l’Etat, soucieux de permettre aux repreneurs de rentrer dans leurs fonds, a dégagé la rondelette somme de trois milliards (3 000 000 000) de francs CFA. Cela, suite à une demande de la direction du Coud qui a saisi les repreneurs pour leurs situation financières de l’année universitaire 2015-2016. A ce montant, il faut ajouter les huit cent millions (800 000 000) de francs restants de l’enveloppe budgétaire » ont informé les repreneurs.
Poursuivant, ils indiquent que la pomme de discorde entre eux et le Coud a découlé de la procédure de paiement. « Nous accusons le Coud d’avoir opéré un paiement de manière partisane et même d’un détournement d’objectif. En effet, si d’autres repreneurs, au nombre de trois seulement, ont été payés à hauteur de centaines de millions, les montants payés au groupe des contestataires frisent le ridicule. Nous avons globalement perçu moins de 30% de l’argent décaissé. Payé à coup de centaines de millions, le repreneur de Claudel qui s’est engagé à gérer le restaurant de l’Ensetp en transportant à l’air libre les repas déjà préparés est dénoncé par les étudiants. C’est frustrant. Le Coud aurait tout simplement dû payé M. Amar afin qu’il prépare lui-même et sur place les repas pour ces étudiants. Ailleurs, un autre repreneur parmi ces trois cités a perçu des centaines de millions et jusque –là il n’a pas démarré ses prestations. Cela aussi bloque le service et handicape les étudiants » ont dénoncé les repreneurs frustrés.
Les repreneurs interpellent les autorités étatiques à prendre leurs responsabilités pour superviser de près la gestion des restaurants par la direction du Coud afin d’éviter des frustrations pouvant déboucher sur une paralysie du système. D’ailleurs, ils comptent « aller jusqu’au bout dans ce combat avec une saisine de la justice ».
D’autant plus que dans leur contrat, « toute facture de plus de 45 jours doit connaitre une majoration de 2% ».



