Attrait hier, à la barre du tribunal de grande instances de Diourbel, A. S répond du viol sur une ado de 17 ans qui se trouve être la fille de son grand frère. En attendant le délibéré prévu ce 26 janvier, le Parquet a requis 2 ans de prison contre la mise en cause.
Ce sera une affaire d’inceste, si le tribunal estime le prévenu coupable du viol de P. S, fille de son grand frère âgée de 17 ans. L’affaire remonte au mois de décembre et la présumée victime, en classe de 6e, accuse son oncle paternel âgé de 23 ans d’avoir abusé d’elle à deux reprises. Le premier viol aurait eu lieu avant le Mawlid. Ce jour, vers 11 heures, le prévenu aurait profité de l’absence des autres membres de la maison pour contraindre la collégienne à des rapports sexuels. « J’étais en train de faire la lessive, il m’a appelé et remis 2 000 F Cfa pour lui payer du crédit téléphonique. Lorsque je suis entrée dans sa chambre, il m’a saisi la main droite, m’a bâillonnée sur son lit et contrainte à un rapport sexuel. Quand je suis ressortie, j’ai nettoyé le sang dans les toilettes », raconte la fille. Mais aussitôt après le forfait, elle n’avait rien racontée à sa mère, croyant, dit-elle, que son supposé « bourreau » n’allait pas récidiver. Que nenni ! Son oncle réitéra son acte dans la chambre de sa mère, le vendredi 23 décembre 2016, à l’heure où les fidèles s’apprêtaient à effectuer la prière hebdomadaire.
A. S aurait trouvé sa victime dans la chambre de sa mère, en compagnie de sa petite sœur, N. S.S, 13 ans. Lorsqu’il nous a trouvées dans la chambre, il a remis à ma sœur la somme de 5 000 francs et l’a envoyée à la boutique. Quand elle lui a fait remarquer que les boutiques étaient fermées, il a insisté et elle est partie. Il en a profité pour coucher avec moi. Je ne l’ai pas dit à ma mère, j’avais honte. »
Très Observatrice, sa maman, intriguée par les changements dans la morphologie de sa fille, l’a acheminée à l’hôpital où le médecin a confirmé le viol. Ainsi, la partie civile réclame 1O millions de francs à titre de dommages et intérêts.
A. S se défend « si j’avais entretenu des rapports sexuels avec elle, je vous jure qu’elle n’allait pas pouvoir marcher. Je suis le jeune frère de son père et elle est ma fille. Je ne peux entretenir des rapports sexuels avec elle. C’est impensable », déclare-t-il. Sillage dans lequel s’immiscer l’avocat de la défense, selon qui, aucun élément ne permet au tribunal d’entrer en voie de condamnation de son client.
Convaincu de la culpabilité du prévenu, le Parquet a demandé au Juge de le reconnaitre coupable des délits de viol et de le condamner à 2 ans de prison ferme. Selon le représentant du ministère public, l’imputabilité ne pose pas de problème et qu’une contrainte morale a fait que la fille n’a pas dénoncé son « bourreau ».
A.S sera fixé sur son sort dans une semaine, l’affaire étant mise en délibéré jusqu’au 26 janvier.



