Une dictature rampante est toujours nocive pour une communauté alors que la vision peut apporter à l’émergence un résultat inestimable. Les nombreux actes récurrents posés par le pouvoir actuel tendent à plonger notre pays dans une dictature qui ne dit pas son nom. Nous avons besoin de dirigeant visionnaire qui sera capable de mener le bateau Sénégal à bon port. La vision est une expression de plus en plus utilisée. Mais quel sens lui donner ? Pour un dirigeant d’une nation, un chef d’entreprise, un créateur, la vision managériale ou entrepreneuriale est capitale à la réussite de son pays ou de son projet d’entreprise. Il faudra comprendre son rôle, en particulier dans la définition des objectifs et de la stratégie de développement (le plan d’émergence et la stratégie de l’entreprise) . La vision influe sur le projet de société et jouera un rôle important sur les plans de développement économiques, sociaux et culturels. La vision est comme une sorte de META objectif qui dirige toutes les décisions, de la plus anodine à la plus concrète, que l’initiateur va prendre pour son pays ou son entreprise. C’est la vision qui lui permettra de choisir ce qui est bien, pas ce qui est facile. C’est ce qui lui permet de persévérer et de se relever des petits échecs.
La dictature ne crée pas de valeurs pour la communauté. Les intérêts de clan sont mis en avant. La vision c’est la raison instinctive qui pousse le dirigeant à monter un projet de société ou un projet d’entreprise. Que ce soit suite à une découverte d’opportunités, aux hasards de la vie, des indignations ou à une révolte intérieure, la vision est la mission que l’initiateur s’attribue à lui-même, la finalité de son projet. Elle est comme le phare qui guide le chef de l’Etat ou l’entrepreneur dans la tempête. Elle est faite de ses valeurs, de ses rêves, de son courage et de sa volonté, de son envie de réparer ce qui ne va pas dans son pays ou dans son entreprise. Et là on peut tout imaginer : ça peut être de régler un problème concret qui empoisonne l’existence d’une catégorie de personnes (comme le chômage), de renforcer le capital humain, de doter son organisation (son pays ou son entreprise) de compétences distinctives, d’apporter plus de quiétude et de tranquillité aux gens, de leur apporter du confort ou régler certains grands challenges auxquels l’humain fait face. Il n’y a pas de vision plus noble ou plus juste qu’une autre, tant qu’elle sert les autres. L’idée est de mettre son projet au service de sa communauté, d’envisager comment la rendre plus intelligente, plus heureuse, plus épanouie ou plus ouverte.
Dans une dictature, le pilotage à vue est la règle, alors La vision est déterminante dans la réussite du projet (projet de société et projet d’entreprise). Celle-ci soutient l’initiateur, le motive et lui donne de l’énergie. Elle lui permet de se dépasser pour aller au-delà de ce dont il se croyait capable. Elle fait aussi grandir l’organisation (le pays ou l’entreprise) : c’est l’axe autour duquel se structurent les modèles économiques de développement et l’organisation des ressources et relations avec les partenaires, collaborateurs, citoyens, investisseurs, et autres parties prenantes.
La vision constitue donc l’enjeu supérieur derrière les actions de l’initiateur ou du porteur d’un projet. Elle donne un cap, une direction et encore une perspective sur le très long terme. Elle permet d’avoir une image de la situation future et des avantages dont tout le monde va bénéficier.
Dans une dictature, les actions de prédation et de prévarication guident la logique économique et de fonctionnement de la société. L’implication des familles biologique et politique dans la vie des affaires prend des proportions inquiétantes. L’initiateur visionnaire s’engage lui dans un effort visant à transformer des idées et des innovations en biens économiques ; il crée de la richesse ou des emplois, assure un fonctionnement correct des institutions, améliore le cadre de vie des populations, assure la disponibilité des services essentiels, travaille pour l’unité nationale et la cohésion sociale, préserve la souveraineté et met les jalons pour la pérennité de toutes les politiques de développement.
La vision doit être liée :
– aux objectifs de l’organisation et de l’initiateur : La vision permet de définir l’objectif final et des étapes intermédiaires et de nourrir la motivation pour l’atteindre et doit donner une direction et une cohérence aux stratégies et actions et transformer sa vision en réalité ;
– à la stratégie de développement de l’organisation : Elle permet aussi l’élaboration et la mise en place de stratégies diverses et appropriées pour avancer, pour transformer une vision en réalité, pour transformer la société et la mettre en mouvement par . La stratégie, c’est comment la mettre en œuvre ;
– à la mission de l’organisation : La mission concerne ce que fait précisément l’initiateur pour atteindre cette vision. C’est sa contribution personnelle. Elle incite ses collaborateurs à accomplir leur mission. Il ne s’agit pas pour lui de faire exécuter des tâches, mais d’indiquer la direction à suivre et de montrer là où il veut amener son organisation (son pays ou son entreprise).
Dans une dictature, les actions de court terme sont privilégiées. La vision est ce à quoi l’initiateur aspire à long terme pour lui-même, ses collaborateurs, ses citoyens, ses clients ou encore ses partenaires. Il va se poser la question : Qu’est ce que je voudrais me dire à moi-même, sur mon lit de mort en regardant ce que j’ai fait de ma vie, pour mon pays ou pour mon entreprise ? Toutes les petites et les grandes révolutions de notre monde ont été initiées par des personnes qui avaient une vision. De leur idée est né un projet qui s’est ensuite construit et structuré, pour devenir un jour une organisation (un pays ou une entreprise) florissante. La vision seule ne suffit pas. De nombreux visionnaires ont connu des échecs mais il faut aussi faire preuve de confiance, de courage, de persévérance et d’obstination pour rebondir et atteindre son but.
Comme disait Steve Jobs: «Le monde change uniquement grâce à des gens suffisamment fous pour penser qu’ils peuvent le faire.» Nous ne servons à rien si nous ne servons qu’à nous-mêmes. Jummah Mubarak



