Un climat de confiance est propice au développement d’une entité (un pays, une entreprise, un individu). L’entité pays est le catalyseur de cette confiance qui doit animer chaque acteur de la vie en société. Il appartient à ce pays de dérouler une feuille de route à même d’instaurer la confiance aux seins des organisations et des individus acteurs de la bonne marche des activités.
Un poisson pourrit toujours par la tête. Si à la tête de nos pays et de nos entreprises, des dirigeants n’inspirent pas confiance à leurs citoyens et collaborateurs, il y a de fortes chances que la réalisation des objectifs soient compromises. Une absence de climat de confiance entraîne souvent un climat social délétère qui impacte sur le bon fonctionnement de toutes les entités. Le pays est paralysé par des querelles de chapelle politique, les entreprises et les individus s’engluent dans des pratiques informelles.
Cinq facteurs expliquent toujours ce déficit de confiance vécu par ces différentes entités :
- La mauvaise qualité du système de management de nos pays et de nos entreprises qui produit une insuffisance de sens des responsabilités chez les individus ;
- Une communication défaillante des entités pays et entreprises qui privilégient souvent le sensationnel et le spectaculaire inutile pour en mettre plein la vue à des cibles sans repères. L’entité individu n’ayant souvent pas les moyens de communiquer efficacement ou peu formés pour le faire ;
- Justement, la formation est souvent défaillante au niveau des politiques et programmes car étant loin des priorités de nos dirigeants. L’individu pense plus à sa survie qu’à sa culture et son épanouissement ;
- Les goulets d’étranglement dans le système étatique et des entreprises créent un malaise profond et ralentit l’atteinte des objectifs. La précipitation et les pratiques de prédation et de prévarication nous éloignent du sens des priorités ;
- Enfin, les modes de recrutement, de dévolution des pouvoirs et des relations entre les gens faussent tout. Le mérite est relégué au second plan, le clientélisme et le népotisme prolifèrent.
La confiance se rétablit par la pédagogie de l’action. Elle ne se décrète pas, elle se vit et se démontre à travers l’exemple donné par nos dirigeants dans leur capacité à mobiliser et créer de la valeur pour les citoyens et les collaborateurs. C’est par un investissement massif dans la qualité de l’éducation et de la formation qu’on arrivera à reconstruire les fondations de notre société.
Jummah Moubarak
Par Peps Guèye



