AccueiluneThank God It's Friday (T.G.I.F.) : Alerte, société à la dérive

Thank God It’s Friday (T.G.I.F.) : Alerte, société à la dérive

Alerte, le pays est à la dérive et est guetté par le chaos. En observant la situation de désolation dans laquelle se trouve le pays après les pluies, on constate l’échec des politiques menées depuis les indépendances. C’est la conséquence des options prises par nos dirigeants dès leur accession au pouvoir : penser uniquement à leur réélection.  Quelle est l’utilité d’un Haut Conseil des Collectivités Locales (un Sénat bis) dans un pays où les inondations et les paupérisations sont récurrentes. Les choix d’investissement effectués sont loin d’être prioritaires. Ces dirigeants persistent à vouloir construire sur des fondations (physique et morale) en ruine et refusent de réformer en profondeur cette société. Jamais notre pays ne s’est trouvé dans une situation si dramatique de dérive, de perte de repères, de valeurs  et de déliquescence morale.

Tous les pans de la société sont touchés par des pratiques informelles (corruption, concussion, prise illégale d’intérêt, trafic d’influence) dont le dénominateur commun est la dérive vers l’argent. Un poisson pourrit toujours par la tête. Pour nos dirigeants, l’argent peut tout acheter. Ils utilisent l’argent pour acheter les consciences et corrompre (mais l’argent ne peut pas acheter la paix ni le respect, ni la dignité d’un peuple). La dérive est qu’Ils utilisent l’argent public pour leurs besoins personnels et pour les besoins de leurs politiques clientéliste et népotique.

Toute la classe politique qui a présidé aux destinées de ce pays depuis le départ de Mamadou Dia est disqualifiée. C’est une honte de livrer son peuple pieds et mains liés à l’impérialisme économique occidental et de signer ces APE (Accords de Partenariat Economique), un peuple qui t’a tout donné. En 2016, ce pays n’a pas encore résolu les problèmes d’inondation, l’eau et de l’électricité. C’est toujours le pilotage à vue pour gérer ces secteurs hautement stratégiques. La dérive de l’argent touche les structures éducatives qui se détournent de la pédagogie du savoir, du savoir-faire,  du faire-savoir et du savoir-être. Pour de l’argent les individus sont prêts à tuer,  à détruire la vie personnelle et professionnelle d’honnêtes gens, à séparer des enfants de leurs papas (le dedeulé).

Dans notre pays, la dérive est que la vie tourne maintenant autour des pratiques mystiques de destruction. L’éducation et la formation sont reléguées aux calandres grecques. Les notions de peuple, de famille se sont considérablement disloquées. Jamais les divorces n’ont été nombreux, surtout dans la capitale. C’est devenu la loi de la jungle avec ses lots de manigances, de deals, de complots, de dénigrement, de scandales politico financiers, sexuels et j’en passe. Le pays où sont nés d’illustres hommes de dieu, où le mot Allah est le plus prononcé dans le monde, a bien changé et ne devrait pas connaître cette dérive.

Lorsqu’il y’a maintenant beaucoup plus de Djoulikats (faux croyants) que de Djoulits (vrais croyants), plus d’informel que de formel, la dérive devient dangereuse. Notre société est gangrénée par de nombreux maux qui ont pour noms : paresse, indiscipline, oisiveté, trahison, méchanceté gratuite, jalousie maladive, maux entretenus par une dérive de la mal gouvernance publique et privée chroniques…Ces maux nécessitent une introspection collective (un ndeup ou exorcisme) pour les extirper du corps social. Demander la récitation du coran et faire des prières ne suffisent plus.

Les dignitaires religieux de toutes confessions (du moins ceux qui s’estiment crédibles et qui croient en Dieu), doivent taper sur la table et adjoindre les dirigeants à prendre leurs responsabilités ou se démettre. Ils doivent appeler résolument leurs adeptes à se détourner des pratiques informelles néfastes pour la société et la cohésion sociale. Le peuple doit aussi se tenir prêt pour parachever la révolution du 23 Juin 2011. Toute personne qui aspire à présider aux destinées de notre pays doit s’engager à :

  • S’attaquer aux situations de rentes et faire de la bonne gouvernance la première priorité;
  • – Se libérer de l’emprise des lobbies politico religieux, sectaires, ethniques et maçonniques ;
  • – S’engager à assurer les souverainetés politique, économique, monétaire et financière du pays ;
  • – Privilégier l’intérêt national, le secteur privé national et le patriotisme économique;
  • – Promouvoir l’égalité des chances et l’intérêt général ;
  • – Eloigner sa famille de la gestion des deniers publics ;
  • – Démissionner de son parti dès son élection ;
  • – Se mettre à équidistance des confréries, renforcer les libertés ;
  • – Mettre en avant le mérite professionnel et la compétence au détriment du mérite politique ;
  • – Réduire drastiquement le train de vie de l’Etat et supprimer tous les fonds spéciaux ou politiques…

Les dirigeants devraient  demander pardon au peuple pour tout le mal qu’ils ont fait et s’amender…Jummah Mubarak

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