Anderlecht (44 point, 2ème), rencontre le dimanche le FC Bruges (47 points, 1er). Une rencontre capitale qui opposera le colombien José Izquierdo, l’homme en forme du FC Bruges à Stéphane Badji le nouveau arrière droit d’Anderlecht. Entretien avec Stéphane.
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La nouvelle doublure d’Andy Najar au poste d’arrière droit des Mauves, ne compte pas se faire humilier par José Izquierdo, le joueur colombien très en forme ces derniers temps.
« Je le connais bien puisque c’est face à lui que j’ai débuté au back, relate Badji. Je n’ai jamais peur de personne. C’est mon métier. Le jour où j’ai peut de quelqu’un, alors autant changer de métier. Le tout est de savoir quand sortir sur lui et quand lui laisser le ballon »
Cette semaine avez-vous effectué un travail spécifique en fonction de votre adversaire ?
« Je ne bosse pas énormément cet aspect des choses. J’ai juste confiance en mes qualités. Si je devais faire des analyses pendant des heures, je sais que je perdrais mon temps. La vérité, elle est sur le terrain. Je ne peux pas l’empêcher de faire ses dribbles, mais je dois jouer sur mes propres qualités.
Moi aussi, je vais essayer d’amener un plus offensivement. Si je reste derrière pendant tout le match, ça ferait son affaire. Je dois le diminuer physiquement en l’obligeant à défendre et à courir sur son flanc. Ce sera un duel intéressant »
Quel est votre adversaire dans le groupe à Neerpede qui peut être comparé techniquement à José Izquierdo ?
« Il y a Hassan et Mati, mais je ne m’entraîne pas trop à ce poste. Malgré le contexte, je reste souvent au milieu. Je joue à l’instinct. J’ai des lacunes, car ce n’est pas mon poste habituel. Mais je n’ai aucune intention d’être ridiculisé. Je suis un joueur de caractère. On n’ira pas à Bruges pour faire du tourisme ».
Cheikhou Kouyaté dit qu’un guerrier comme vous, on peut l’aligner les yeux fermés à n’importe quelle position…
« Il a raison. C’est une question de mentalité et de volonté. Quand je regarde derrière moi, il n’y a personne d’autre capable de jouer à cette place. Alors, pourquoi pas ? Je ferai sans doute parfois des bêtises, mais alors j’assumerai »



