La nouvelle présidente de l’office national pour la lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) se démarque de son processeur, Nafi Ngom Keita. Seynabou Ndiaye Diakhaté estime qu’elle est tenue d’une obligation de réserve.
Ceux qui espèrent des déclarations fracassantes, quelques détails sur les procédures en cours, ne pourront pas compter sur la nouvelle présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). À la différence de son prédécesseur, Nafi Ngom Keïta, Seynabou Ndiaye Diakhaté qui dirige actuellement l’Ofnac pense que sa mission lui oblige d’être à l’écart des projecteurs.
« Je pense qu’ils confondent l’Ofnac à un justicier, à un mini-Parquet, alors qu’il n’en est rien » fait-elle savoir sur les colonnes du journal Le Quotidien. Selon Seynabou Ndiaye Diakhaté, ils sont « chargés de collecter des informations, de recevoir des plaintes, de faire des investigations dans des domaines de la fraude et de la corruption, des infractions connexes et assimilées. »
Depuis son entrée en fonction, révèle Mme Diakhaté, l’Ofnac « reçoit des plaintes tous les jours, de toutes sortes ». Elle aurait d’ailleurs déjà reçu plus d’une dizaine qu’ils sont en train d’étudier avec les agents ».
Rappelons que Nafi Ngom Keita a été démis de ses fonctions car le Chef de l’Etat Macky Sall lui reproché une manque réserve, même si d’autres informations distillées tout bas un laissé entendre que des désaccords entre le magistrat et le Chef de l’Etat Macky Sall sur certains dossiers ont poussé celle-ci à la porte.



