Serigne Mbaye Thiam, secrétaire national du Parti socialiste chargé des élections n’a pas été du tout tendre avec Khalifa Sall et ses souteneurs. Même s’il n’a pas du tout citer son nom, ces propos sont plus que clairs.
Lors de la rencontre du bureau politique du Ps tenu ce samedi à la maison du parti socialiste, il a soutenu en des terme clairs que: « Le Ps prévoit des sanctions contre toute action fractionniste tendant à le fragiliser.. » À en croire le secrétaire national du Parti socialiste (Ps) chargé des élections, tous les responsables et militants qui prennent le contre-pied des décisions des instances du parti, risquent des sanctions. Serigne Mbaye Thiam l’a fait savoir samedi, lors de la 7e session du Bureau politique du Ps.
Dans le pays très politique du poète Léopold Sédar Senghor, une sempiternelle question taraude les esprits : Est- ce que le Parti socialiste (Ps) va étêter son secrétaire général chargé de la vie politique, Khalifa Sall ? Un « anti » Tanor qui a osé braver l’interdit, en violation « flagrante » des textes du parti. Puisque le maire de Dakar a clairement dit à qui veut l’entendre, qu’ils vont présenter une liste aux législatives de 2017. Alors que le Bureau politique a décidé d’aller à ces joutes sous la bannière de la coalition Benno Bokk Yakaar.
En tout cas, avant-hier samedi, lors de la 7e session du bureau politique du parti, l’on s’attendait à ce que des sanctions soient prises contre le « défenseur » des statuts du Ps et Cie. Il n’en fut rien. Probablement, le Ps veut consacrer le temps nécessaire pour démêler l’écheveau.
Quoi qu’il en soit, son secrétaire national chargé des élections explique clairement que « Le Ps a pris une décision de façon souveraine. L’écrasante majorité du parti a décidé d’aller aux législatives avec Benno Bokk Yakaar. La partie condamne toute action fractionniste tendant à le fragiliser et de le donner en spectacle. Pour le moment, on n’a pas discuté des sanctions. Il faut épuiser toutes les ressources de consultation, de négociations et de débats avant d’en arriver là. Aucun militant ou responsable du parti n’est à l’abri de sanctions. On n’est pas dans une négociation, mais dans une délibération. Et il est offert dans la charte, la latitude de venir s’exprimer. Le moment venu, le Ps appréciera et décidera, après avoir épuisé l’ensemble des ressources pour faire entendre raison aux uns et aux autres ? »
En ce qui concerne l’affaire Bamba Fall et Cie. Toujours selon Serigne Mbaye Thiam, les militants sont tenus au respect et à l’application scrupuleuse des décisions des instances du Parti socialiste prises de façon démocratique et après débat. Sauf, regrette-t-il, si « les gens se dédient et ne respectent pas leur parole ». En tout cas, Khalifa et ses affidés ont pris le contre-pied du parti. Pis, les lieutenants du maire socialiste n’hésitent pas à lâcher leurs foudres ou faire des sorties au vitriol contre Ousmane Tanor Dieng.
Celui-ci est « soupçonné » d’avoir, pour des prébendes, bradé le legs senghorien au régime du président Sall. Mais, la plainte du Bureau politique du Ps aura été la goutte d’eau qui a fait déverser la vase. Puisqu’à cause de cette saisine de la justice, des pro-Khalifa, notamment Bamba Fall et Cie, croupissent sous les verrous de Rebeuss pour le saccage de la Maison du parti le 5 mars 2016. D’ailleurs, des inconditionnels de l’édile de Dakar n’ont pas hésité à tirer à boulets rouges sur de grosses pontes socialistes qui n’ont pas voulu laver le linge sale en famille.
Non, rétorque le secrétaire national de Ps chargé des élections. De l’avis de Serigne Mbaye Thiam, les présumés commanditaires de ces casses ont été, à plusieurs reprises, convoqués par la commission discipline, éthique et valeurs du parti, mais n’ont jamais daigné répondre. Et c’est par la suite, justifie-t-il, que le Bp a décidé d’ester en justice.



