AccueilEconomieApres l’élection de Donald Trump, le Sénégal reçoit la première délégation américaine

Apres l’élection de Donald Trump, le Sénégal reçoit la première délégation américaine

Apres l’élection de Trump, le Sénégal a accueilli la première délégation américaine pour visiter le centre malango de Fatick à travers le réseau PROMETRA  accompagné de la fondation Andrew Young, premier ambassadeur afro-américain à l’ONU. A l’occasion de cette visite la délégation a pu découvrir l’évolution de la recherche du centre et réitérer le volonté de partenariat avec PROMETRA.

PROMETRA  est une ONG international basée a Dakar dont les objectif sont la préservation de la médecine traditionnelle africaine, la culture et les sciences endogène à travers la recherche, l’éducation, le plaidoyer et les bonne pratique. A travers cette organisation, le président docteur ERIC BGODOUSSOU a partagé avec ses collaborateurs les résultats de ses recherches et ses difficultés par rapport à son souhait de promouvoir la médecine traditionnelle.

INTERVIEW AVEC MR ERIC BGODOUSSO PRESIDENT DE PROMETRA SENEGAL

Mr Gbodoussou vos impressions par rapport à cette journée avec la délégation de l’ambassadeur ANDREW young

Depuis que Donald Trump a été élu, cette délégation est la plus forte et la plus importante délégation, qui se rend en Afrique. Et c’est le SENEGAL qui a été choisi, c’est tout à l’honneur de notre pays !

Ils sont venus ici, pour une raison importante. Car, dans un monde en pleine mutation, les américains eux-mêmes, se rendent comptent de plus en plus des limites de leurs sciences. Encore aujourd’hui, beaucoup de maladies infectieuses, n’ont pas encore de remède ni de traitement. Alors ils sont venus vers nous pour établir un certain nombre de partenariats, qui devront leur permettre de faire des recherches pointues dans beaucoup de domaines notamment, dans les domaines liés aux maladies incurables, les maladies virales. Toutefois, des recherches poussées ont été faites surtout sur les maladies comme le VIH SIDA, Ebola et les hépatites, et qui ont donné des résultats absolument incontournables.

Aujourd’hui vous avez eu l’occasion de nous montrer les résultats de vos recherches en accord avec vos partenaires aux États-Unis, êtes-vous dans une dynamique de propager ces résultats en Afrique pour sensibiliser les populations ?

Je suis toujours prêt a informer les dirigeants africains, de nos valeurs pour que nous africains surtout notre jeunesse africaine, soit fière d’être africaine. Qu’ils comprennent que les ancêtres de l’Afrique ont été les meilleurs des meilleurs et que même aujourd’hui plus de 100 inventions qui font la joie et le bonheur de notre humanité, par exemple, l’invention de l’électricité et beaucoup d’autres choses on été découvertes par des noirs.

Donc il faudrait que le africains comprennent que dans ce monde en pleine mutation nous avons beaucoup à donner. Je pense que si une structure comme Reso-metra ou autre trouve opportun que PROMETRA intervienne et informe sur ce que nous faisons. Pour que nous puissions les établir et les valoriser ici au senegal, vraiment ca va impulser un développement.

Maintenant, mon souhait le plus profond est que des chercheurs sénégalais, des chercheurs africains se rapprochent de nous et explorent ce que nous faisons de manière critique en vérifiant par eux-mêmes. Qu’ils nous amènent des malades et nous laissent utiliser les plantes et que par la suite ils vérifient l’évolution par eux-mêmes. Pareil pour Ebola, s’ils sont convaincus, est ce que nous avons besoin de chercher des compétences des autres pour valider nos recherches ? Nous ne croyons PAS en nous-même et C’EST vraiment dommage.

Maintenant d’après vous est ce qui faut pour sensibiliser les autorités, surtout le ministère de la sante ?

Ecoutez !!! Nous évoluons dans le domaine sanitaire. Nous avons créé le centre MALANGO de Fatick qui a des résultats évidents. En 30 ans d’exercice, nous n’avons pas eu 1 seul décès et nous avons plus de 90 pour cent de bons résultats. EN outre il n’ y a pas un seul évènement ou personnellement je n’ai pas invité le ministre de la sante et envoyé en même temps tous les documents. Je n’ai jamais vu de feed back encore moins sa présence, voire même un délégué. Cela dit, nous ne sommes pas des ennemis non plus.

D’après vous pourquoi ce non reconnaissance de vos activités, est-ce un désaveu ?

Personnellement je ne veux pas savoir ! Par contre ce que je souhaite c’est qu’on arrête de renier la médecine traditionnelle. Par ce que faire cela, c’est renier son africanité. Je peux encore tolérer qu’on ne comprenne pas,  mais je veux qu’on nous respecte.

En tant que scientifique, il faut respecter et chercher à comprendre si cela est vrai ou pas. À fortiori quand vous êtes chargé de la santé dans ce pays. Je crois qu’il faut non seulement chercher à comprendre mais aussi chercher à savoir si tout cela peut nuire à la santé publique, pour le combattre. Maintenant s’il s’avère efficace, pourquoi ne pas tenter des pistes d’amélioration, surtout que l’OMS nous indique que 80% de la population s’adresse aux guérisseurs .

 

                                                                     Propos recueillis par NDEYE ROKHEYA TIANE

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