Ce n’est plus un secret de polichinelle. Le sénégalais ne tolère pas l’oppression. En s’inscrivant dans cette logiquement, avec les cas Khalifa Sall, Karim Wade, Barthélémy Dias, Bamba Fall…, Macky Sall diminue, voire même anéanti ses chances d’avoir un second mandat.
Le Sénégalais ne digère pas l’injustice, ou du moins l’oppression des leaders politiques. Et le président Macky Sall, plus que quiconque, devait en être conscient. Sa monté fulgurante, qui l’a conduite à la tête de l’Etat en est une illustration parfaite. Ayant subi des injustices de la part de Me Abdoulaye Wade alors dans la grandeur de son pouvoir, Macky Sall a réussi à se frayer un chemin qui l’a mené au pouvoir.
En effet, alors premier ministre dans le régime de Me Abdoulaye Wade, Macky Sall a été dégradé petit jusqu’à atterrir à l’Assemblée nationale. Ayant décidé de convoquer Karim Wade, le fils de Me Wade pour audition à l’Assemblée Nationale, Macky Sall signa son arrêt de mort. Une liquidation politique totale que le peuple avait du mal a digérer.
C’est alors qu’il démissionne de ses postes, crée son parti et se projette à la conquête du pouvoir. Avec le soutien inconditionnel du peuple meurtri par les actes posés par Me Wade à son encontre, l’entreprise devient aisée. Surtout que Me Wade avait réussi à se mettre sur le dos toute l’opposition. Le ballottage fut inévitable.
Macky Sall est en train de commettre la même erreur politique. En effet, en utilisant tous azimut la machine judiciaire pour liquider ses opposants politiques, il commet l’erreur de dresser aussi bien le peuple épris de justice que l’opposition, toute confondue, contre lui.
Face à une telle force, le candidat qui l’achèvera sera facile à trouver. Surtout que son redoutable adversaire, Idrissa Seck est toujours à l’affût.



