L’Etat du Sénégal, a signé avec le groupe du Lot et Garonne, une entreprise française, un contrat de fourniture de lampadaires pour l’éclairage d’un tiers du territoire du pays. Mais une tache noire assombrit le projet. En effet, le Sénégal va financer le projet grâce à un emprunt effectué à Bpifrance et du Trésor Français. Ainsi, l’entreprise est française, les prêteurs aussi.
50.000 lampadaires solaires prévus pour le tiers du territoire sénégalais. C’est sans doute le plus gros chantier d’éclairage public solaire dans le monde. Le contrat qui s’élève à 87 millions d’euros a officiellement été signé à Dakar, à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron. L’exécution sera effectuée par Fonroche Eclairage, qui va fournir les appareils, et Eiffage, qui va les installer sur place avec l’aide de techniciens locaux. Toutes, des entreprises françaises. Mais cet état de fait n’est pas étonnant. Car le chantier sera financé par la France, à travers un emprunt effectué par le Sénégal auprès de Bpifrance et du Trésor.
En effet, selon les informations rendues publiques, Fonroche, qui travaillait sur ce projet depuis trois ans, a été choisi parmi une trentaine d’industriels, principalement asiatiques, américains et européens. Les mêmes sources indiquent que l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner), qui était chargée de préparer l’appel d’offres, avait mis l’accent sur trois critères que sont : la performance, la vitesse d’exécution et un assemblage local. Mais malgré ces critères définis, une zone d’ombre obscurcit le projet. Car la France semble avoir tiré les ficelles de bout en bout
En effet, au-delà du fait que les entreprises françaises semblent avoir été privilégiées, le prix fixé pour les Lampadaires parait exorbitant. Selon nos sources, l’unité est évaluée à un million de Fcfa. Alors que des opérateurs nationaux soutiennent avoir offert le même marché de lampadaires à un coup maximum de 500 000 f l’unité.
D’un autre côté, ce projet apparaît comme une aubaine pour Eiffage qui reste devoir l’éclairage de l’autoroute à péage. Car il pourrait profiter de ce projet pour faire payer aux Sénégalais l’éclairage de l’autoroute à travers ce projet de lampadaires.



