Le Saes a fait face à la presse, aujourd’hui. Une occasion saisie par les syndicalistes de revenir sur les difficultés relatives au retard des salaires entre autres.
Les salaires du mois de décembre ne sont pas encore reçus et les enseignants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont décidé de croiser les bras. Pas de cours tant que la situation ne change pas. C’est le mot d’ordre laissé par Ibrahima Daly Diouf, coordonnateur du syndicat autonome des enseignants du supérieur, section Ucad.
«Pour le Saes le 1er de chaque mois tant qu’il n’y a pas de salaire, il n’y aura pas de boulot. Donc nous, depuis le 3 janvier, nous ferons des débrayages parce que nous avons un préavis de grève qui est en cours. C’est pour cela qu’on peut pas faire de grève. Mais tous les jours nous ferons des débrayages jusqu’au paiement effectif de tous les salaires des enseignants et des personnels». soutient-il.
Le retard de salaire est un mal qui persiste. «La question principale qui fait que ces salaires sont souvent en retard n’est rien d’autre qu’un problème de budget. Chaque année, il faut appliquer ce que le décret sur le régime financier des universités dit».
Cependant, au delà de l’Ucad, tous les Universités souffrent des problèmes financiers qui impactent sur les conditions de vie et de travail. De ce fait, les enseignants du supérieur interpellent les autorités sur le budget de 2018 qui n’est pas encore voté, et leur demande de prendre en charge toutes les préoccupations déjà soulevées les années précédentes afin d’obtenir une année paisible sans perturbation.


