Plus de soixante jours après la mort d’Etienne Tshisekedi, son corps est toujours gardé dans la capitale de la Belgique. Et pour cause sa famille, son parti et le gouvernement peinent à s’entendre sur le lieu de son inhumation.
La famille d’Etienne Tshisekedi et l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) «réfléchissent sérieusement » pour enterrer l’ancien leader de l’opposition dans son village natal à Kabeya Kamuanga ou à Mbuji-Mayi dans le Kasaï-Oriental.
Peter Kazadi, l’ancien conseiller juridique d’Etienne Tshisekedi avait expliqué que cette décision était prise suite à la «mauvaise foi du gouvernement, (qui ne veut pas) réserver des funérailles dignes à Etienne Tshisekedi ». Aux dires de l’ancien conseiller juridique d’Etienne Tshisekedi « Felix Tshisekedi a plusieurs fois discuté avec le ministre de l’Intérieur, qui ne donne jamais de suite. Jusque-là, le gouvernement ne fait qu’exprimer ses intentions, mais rien n’est fait ».
Ce que les membres de l’opposition taxent de « d’un droit et non d’un soutien », n’est pas encore un acquis. Peter Kazadi souligne la « grandeur » de l’illustre disparu: »Il a exercé plusieurs fonctions, dont la dernière, celle du président du Conseil national de suivi de l’accord. Donc, il est normal que Tshisekedi soit enterré avec honneur et conformément aux lois de la République « .
Le fils du défunt a annoncé que la famille et le parti d’Etienne Tshisekedi allaient prendre en main l’inhumation qui se fera sans la participation du gouvernement.
Etienne Tshisekedi est décédé le 1er février à Bruxelles de suite d’une embolie pulmonaire.



