La République démocratique du Congo (RDC) connaît une nouvelle flambée de violences. Les forces de sécurité congolaises ont indiqué, lundi 7 août, avoir tué 14 membres de la secte séparatiste Bundu dia Kongo (BDK) lors d’affrontements dans la capitale Kinshasa et à Matadi, dans le sud-ouest du pays.
Un major et un capitaine de la police nationale ont été tués lors des différentes attaques intervenues ce lundi matin en plusieurs endroits de la ville de Kinshasa, selon les informations de RFI. Un premier bilan, livré ce lundi à 13h20 T.U. par la police fait état de douze personnes tuées.
« Il a malheureusement été déploré à ce stade quelques pertes en vies humaines. Au total douze personnes fauchées par des balles perdues, dont quatre assaillants à Sainte Thérèse, deux au marché de la Liberté sur le Bd Lumumba, un à Matete et cinq autres à Selembao », précise le communiqué de presse signé du colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu Empung, porte-parole de la police nationale congolaise.
Le leader de la secte politico-religieuse BDK, Ne Muanda Nsemi, s’était échappé de prison en mai dernier. Selon RFI, il avait adressé un ultimatum « à tous les Rwandais présents sur le territoire congolais » le 26 juin dernier dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.
« Ils doivent être rentrés dans leur pays avant le 7 août 2017 » avait-il déclaré. Dans le cas contraire, il menaçait d’ »appliquer la loi divine qui dit ‘œil pour œil dent pour dent’. Muanda Nsemi met en doute la nationalité du chef de l’État Joseph Kabila et l’accuse d’avoir organisé la « colonisation » du Congo par le Rwanda.
Ces violences ont lieu alors que la RDC se trouve dans une impasse politique liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat a échu le 20 décembre. L’opposition demande son départ et des élections.


