L’ONG Human Rights Watch publie le 16 décembre 2015 un rapport de 86 pages qui présente de nouveaux éléments prouvant l’authenticité des photographies attribuées à « César ». « César » est un nom de code d’un transfuge de l’armée syrienne qui a réussi à exfiltrer de Syrie 53 275 photographies de victimes décédées dans les centres de détention du gouvernement syrien en Août 2013.
Neuf mois de recherches ont permis de faire en partie la lumière sur la dimension humaine de ces 28 000 victimes. Intitulé « If the Dead Could Speak: Mass Deaths and Torture in Syria’s Detention Facilities » (« Si les morts pouvaient parler : Décès de masse et actes de torture dans les centres de détention en Syrie »), le rapport identifie un certain nombre de victimes et met en lumières quelques-unes des principales causes de décès.
Human Rights Watch a localisé et interviewé 33 parents et amis de 27 victimes dont les cas ont été examinés par des chercheurs, 37 anciens détenus qui ont été témoins de décès d’autres prisonniers, ainsi que quatre transfuges ayant travaillé dans des centres de détentions ou les hôpitaux militaires gérés par le gouvernement syrien, où la plupart des photos ont été prises.
« Ces photos montrent les enfants, les maris, les proches bien-aimés et les amis de ces personnes qui les ont désespérément recherchés pendant des mois, voire des années», a déclaré Nadim Houry, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch. « Après avoir soigneusement vérifié des dizaines de récits, nous avons acquis la certitude que les photographies de César constituent des éléments de preuve authentiques et accablants de crimes contre l’humanité commis en Syrie. »
Le rapport en question est disponible en téléchargement gratuit dans le site officiel de l’ONG Human Rights Watch.
Hissein GUIAGOUSSOU.



