AccueilInternationalCes raisons inavouées qui ont poussé Yahya Jammeh à confisquer le pouvoir

Ces raisons inavouées qui ont poussé Yahya Jammeh à confisquer le pouvoir

Yahya Jammeh a finalement contesté les résultats de l’élection présidentielle en Gambie, après avoir fait un joli coup de démocrate en admettant sa défaite face au candidat de l’opposition, Adama Barrow. Que s’est-il passé donc dans la tête de Yayhya Jammeh, l’enfant de Kanilai pour en arriver là, alors qu’il avait vanté la transparence du scrutin et la fiabilité du système électoral gambien ?

Nous avions écrit, ici, qu’il fallait gérer avec intelligence le cas du président sortant. Dans l’histoire de l’humanité, il n’y a jamais eu, comme Yahya Jammeh a voulu le faire, un dictateur quitter le pouvoir par la voie démocratique. Pour cela, il fallait le féliciter et l’accompagner dans sa reconversion de fermier. Nous avions écrit que les nouvelles autorités devraient avoir de la hauteur en prônant la tolérance et la réconciliation pour sauver leur pays. En langage clair, il fallait pardonner Jammeh de ses fautes pour ramener la paix en Gambie. Ce n’est pas facile de se défaire d’un homme aussi fort et puissant, de surcroît qui a fait 22 ans au pouvoir en faisant main basse sur les richesses du pays et sur les forces de sécurité. Et qui dispose fortement du soutien de son ethnie.

Hélas, Adama Barrow a écouté la voix de certains revanchards. Ceux-là qui voulaient la tête de Jammeh avant qu’il ne quitte même le pouvoir. Ces derniers n’avaient sans doute pas compris que Jammeh était toujours aux commandes et que c’est lui qui assurait le pouvoir. Ils n’avaient pas compris que Yahya Jammeh cherchait une sortie honorable qui l’éviterait d’une sentence pénale. Ils n’avaient pas compris que pour la paix civile en Gambie, il fallait faire des concessions au bourreau pour qu’il ne s’accroche pas au pouvoir. Ainsi, sur les plateaux de télévisions, les ondes de radio, les pages des journaux et les sites Internet, ils ont poussé les nouvelles autorités à commettre l’erreur. Subitement, ils étaient  devenus des experts de la politique gambienne avec un niveau d’analyse au ras des pâquerettes. Et dans leur conclusion : il fallait juger Jammeh de ses crimes.

De ce fait, Adama Barrow a été induit en erreur, sans doute par son manque de maturité politique. Il ne s’est même pas installé, qu’il laissait entendre que son prédécesseur allait être traduit devant une justice pénale. Suffisant pour que Jammeh change son fusil d’épaule. Ainsi, Jammeh, qui voulait sortir par la grande porte compris que son salut était de rester au pouvoir.

1 COMMENTAIRE

  1. Adama Barrow a vraiment manque de maturite,il fallait pardonner a son predecesseur ne fut ce que pour lui montrer combien son geste democratique est rare,courageux et a feliciter pour un ex dictateur,surtout en Afrique.Honte aux opposants.

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