Par ailleurs, les membres de la coalition de l’opposition, réunis hier, sont revenus sur le déroulement du processus électoral. En plus de la révocation du ministre de l’Intérieur pour l’organisation des élections, ils ont relevé « un certain nombre d’anomalies ». Parmi les « insuffisances notées » par Manko figure l’expiration du mandat des députés le 31 juillet prochain.
« Les législatives auront lieu le 30 juillet 2017 alors que le pouvoir de l’Assemblée nationale expire le lendemain », a tenu à rappeler Sada Ndiaye. Selon ce responsable du Parti démocratique sénégalais, la constitution dit que les élections doivent être organisées entre 60 jours et 20 jours avant l’expiration du mandat des parlementaires. « La prochaine législature risque d’être installée au plutôt le 30 août 2017 et d’ici là, il n’y aura plus d’Assemblée. Et aucune mesure d’accompagnement n’a été prise pour gérer cette période de transition », regrette le libéral.
Autre anomalie relevée par la coalition de l’opposition, c’est la filiation de l’électeur. Sada Ndiaye fait remarquer que pour la carte d’identité biométrique, la loi dit que le prénom du père ainsi que le nom et prénom de la mère sont enregistrés dans la puce électronique. Et selon lui, le code électoral exige que la filiation de l’électeur soit mentionnée. « Le jour des élections, comment va-t-on contrôler les cartes ? Nous exigeons que dans tous les bureaux de vote soient installés des lecteurs à puce à l’intérieur comme à l’extérieur pour un scrutin sincère et transparent afin de s’acquitter de la vraie identité de l’électeur », recommande-t-il, selon le journal l’enquête.
Sur un autre registre, les membres de Manko n’ont pas manqué de souligner « Le refus de certains centres de procéder à l’inscription des jeunes qui ont atteint la majorité électorale ». Et pour une pacification de l’espace politique sénégalaise, ils exigent « la cartographie de l’implantation des commissions mixtes, le déploiement de commissions itinérantes et l’arrêt de la gestion solitaire du processus électoral par la mouvance présidentielle ».



