Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir pourquoi les officiers à la retraite, voire même ceux qui sont encore en exercice, ont cette fâcheuse tendance à laisser trôner leur képi sur le tableau de bord de leur véhicule ?
Nous avons vainement tenté de décortiquer le message subliminal d’un tel geste. Et force est de constater que ce phénomène semble être une mode bien de chez nous.
De l’avis même d’un expert que nous avons consulté, le signe ostentatoire d’appartenance aux forces de l’ordre est vivement déconseillé dans les grandes métropoles. Cela peut représenter un danger certain à l’endroit des agents, qui peuvent faire l’objet de représailles.
En France ou aux US, les officiers de police essayent, tant que faire se peut, à la fin de leur service de se fondre dans la foule. Le risque d’un embrasement de leur véhicule, surtout dans les grandes banlieues ne leur laisse aucun choix.
C’est tout le contraire dans notre pays le SENEGAL, ou le signe ostentatoire d’appartenance à un « corps habillé » comme disent nos cousins ivoiriens, semble être un sésame.
À la mairie, vous ne faites pas la queue comme tout le monde. En dehors des heures de visite à l’hôpital, les portes vous sont ouvertes avec un retentissant « mes respects, l’ancien !»
Et les officiers en usent et en abusent ! Corruption passive, passe- droit, trafic d’influence ou abus de pouvoir ? Telles sont les questions légitimes à se poser.
Au Sénégal, les seuls auto- stoppeurs qui sont chaleureusement recueillis au bord des routes, sont les agents en uniforme.
Pour faire de l’auto stop au Sénégal, il vaut mieux être policier, militaire, gendarme ou pompier en uniforme. Le code tacite de la route voudrait que quand vous avez un agent en uniforme à bord, vous pouvez rouler sans papiers, et violer allègrement le code de la route.
Cela fait, le grand bonheur des routiers maliens !
AK


