En riposte contre une attaque chimique, imputée à Bachar al-Assad, Donald Trump a déclenché dans la nuit de jeudi 6 à vendredi 7 avril sa première guerre, du moins des frappes contre la Syrie.
Après avoir affirmé pendant plusieurs mois que c’était aux syriens de choisir leurs dirigeants, Donald Trump a finalement ordonné cette nuit le tir d’une soixantaine de missiles depuis des navires de guerre en méditerranée. Une réponse à l’attaque chimique qui avait fait 86 morts dont 30 enfants, mardi dernier.
Au cours de cette attaque, six Soldat Syriens sont tués, une base aérienne presque entièrement détruite et une position américaine qui opère une spectaculaire volte-face, a été constatée. Et pourtant, le régime de Bachar Al Assad avait soutenu qu’il s’agit d’un accident.
Face à cette situation, Moscou suspend son accord avec Washington sur la prévention d’incidents aériens en Syrie. Elle appelle aussi à une réunion en urgence du conseil de sécurité de l’Onu. Ainsi, la situation se tend brusquement.
Ces frappes, sont la première opération militaire des Etats-Unis menées avec « 59 missiles » de croisière Tomahawk contre le régime de Bachar Al Assad et le premier grand test militaire de Donald Trump. Ainsi, au moment où certains soutiennent les Etats-Unis sur cette orientation, d’autres s’offusquent de l’attitude de Donald Trump.
En effet, du côté de l’Allemagne, le Chef de la diplomatie soutient que ces frappes américaines sont « compréhensibles » même s’il appelle à une solution politique sous l’égide de l’ONU. De l’autre côté, la Chine avertit sur un probable détérioration de la situation en Syrie. Pendant que la Turquie et la France approuvent les frappes américaines contre la base militaire syrienne.



