L’organisation mondiale pour la défense des droits humains, Amnesty Internationale, a procédé, ce matin, au lancement de son rapport annuel. Une occasion saisie par le directeur général d’Amnesty pour l’Afrique, de féliciter l’État du Sénégal pour son non-retour à la peine de mort. Toutefois, le rapport, du jour, montre une augmentation du nombre de condamnation à mort à travers le continent africain.
« Nous saluons le courage politique de l’État du Sénégal qui, en dépit de cris d’Orphée de certaines personnes, a su gérer sa position. Comme il est bien indiqué dans la constitution sénégalaise, il est dit que la vie humaine est sacrée, et quelle est inviolable, donc le gouvernement l’a bien respecté », a salué le directeur général de Amnesty Internationale pour l’Afrique, Alioune Tine.
Une situation qui reste à désirer quand il s’agit de faire un bilan au niveau continental. D’après le rapport, relaté par nos confrères de la Rfm, le nombre d’exécution a diminué, soit 22 personnes en 2016 contre 43 en 2015. Toutefois, le nombre de condamnation a augmenté de 443 en 2015 à 1086 en 2016. Le Nigeria prend la tête de ce sinistre classement. Une situation qui laisse croire que beaucoup de pays africains continuent de faire, ce que ladite organisation qualifie de violation des droits humains.
En outre, certains pays africains sont en train de mener des efforts allant dans le sens de l’abolition de la peine de mort, notamment le Bénin, la Guinée, le Tchad, mais, le phénomène persiste jusqu’à présent. Il faut noter que sur le plan international, le Chine tient toujours la tête du nombre de condamnés à mort.



