Le Parti démocratique sénégalais (Pds) doute toujours de la fiabilité du fichier électoral. En réunion du Comité directeur hier, les libéraux ont tenté de mettre à nu les failles du processus électoral. Ainsi ils réclament la tête du ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo qui selon eux a une volonté manifeste de manipuler le fichier électoral pour en extirper un nombre très importants de citoyens et s’assurer une probable majorité aux prochaines élections législatives.
A quelques mois des élections législatives, les responsables du Pds multiplient leur rencontre pour déceler les manquements sur la gestion du fichier électoral. Au cours de leur réunion d’hier, les libéraux ont fait savoir que le pouvoir est entrain de réduire le nombre de commissions administratives dans les zones qui leur est hostile. Partout ailleurs, il a mis en marche la machine à fraude, en installant des commissions administratives frauduleuses dans les domiciles de responsables des partis de la coalition gouvernementale pour inscrire exclusivement leurs partisans, soutiennent les libéraux. C’est ainsi que le Pds s’associe aux demandes unanimes de l’opposition et exige la démission du ministre de l’intérieur Abdoulaye Diallo, probable candidat aux élections Législatives, affirme le porte-parole du jour Abdoul Aziz Diop secrétaire général de la fédération nationale des cadres libéraux, membre du comité directeur.
Dans sa logique, il a fait une révélation non moins insolite « il refuse toute possibilité d’inscription électorale de Karim Wade. Aucune commission électorale n’a été envoyée aux Qatar», a-t-il déploré. Cependant selon Abdoul Aziz Diop, le comité directeur du Parti est en phase avec la volonté de leur leader Me Abdoulaye Wade à avoir une liste unique de toute l’opposition aux Législatives.
Examinant l’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat, le Pds assure qu’il est impensable de s’asseoir autour d’une table pour discuter, alors que des personnalités de premier plan de l’opposition font l’objet d’un acharnement judiciaire.
Toutefois le Pds, après concertation avec ses alliés sur la date, appelle à une grande marche nationale pour en finir avec le régime de Macky Sall.



