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Participation de ses membres en rang dispersés au dialogue national – « Le Fpdr à l’épreuve de l’appel de Macky Sall »

En direction des élections législatives de 2017, l’opposition avait quasiment réussi la prouesse de former un seul bloc. La stratégie étant «d’imposer une cohabitation forcée» à Macky Sall à l’Assemblée nationale en 2017, avant de le «débarquer en 2019» du Palais à l’issue de la Présidentielle. Mais l’appel au dialogue national lancé par le chef de l’Etat pourrait avoir raison du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr).

La coalition de l’opposition a diversement apprécié l’invite de Macky Sall. S’il est encore prématuré de parler d’une division certaine au sein de cette coalition, la réponse en rangs dispersés à l’appel de Macky Sall au dialogue en dit long sur la situation de cette coalition de l’opposition. Beaucoup de partis de l’opposition ont reproché à Macky Sall de mettre la charrue avant les bœufs dans son appel au dialogue national. D’où les «réserves» des libéraux d’exclure des débats, les réformes constitutionnelles. Mais le Parti démocratique sénégalais (Pds), véritable locomotive de la coalition et de l’opposition, a répondu «favorablement» au dialogue national avec «ses réserves». Les libéraux ont exclu la mise en œuvre des nouvelles réformes constitutionnelles adoptées au référendum du 20 mars 2016, des débats. Dans ce dialogue national, beaucoup de partis pensent éviter des pièges de Macky Sall. Dans son intervention, bien qu’il ait évoqué des questions qui intéressent toute l’opposition, le coordonnateur du Pds, Oumar Sarr, a accentué son discours sur les difficultés que traverse son parti par les tracasseries du régime de Macky Sall. «Vous pouvez nous aider», a-t-il lancé à Macky Sall. Si le chef de l’Etat venait à accéder à la demande des libéraux, ces derniers seraient obligés d’abandonner leur combat, tout au moins mettre la pédale douce. Auquel cas, c’est l’action même de l’opposition qui s’émousserait.

Fpdr, une machine de guerre grippée. 

Il est clair que l’action de l’opposition a pris un coup dur. Sachant que le Pds qui constitue la force de frappe de cette coalition, est sur la table des négociations avec le Président Macky Sall. Et, au sortir de ces concertations nationales où la libération de Karim Wade revient comme une priorité, cette question résolue par Macky Sall, les libéraux pourraient baisser les bras. Le Fpdr a d’ailleurs, depuis un certain temps, tempéré. La destitution de la présidente du Conseil départemental de Bambey, Aïda Mbodji, n’a pas pu mobiliser les énergies comme il s’était agi de lutter pour le Groupe parlementaire des «Libéraux et Démocrates». Autre bémol, c’est que la libération de Karim Wade n’est pas une priorité ni même souhaitée par certains partis membres du Fpdr. Dans le dialogue national, le Pds y va à quitte ou double. L’affaire Karim Wade retient l’attention de tout le peuple, en témoignent les interventions de Me El Diouf, Abdoulaye Mbaye Pekh… S’il arrive que Macky Sall accorde sa grâce à Karim Wade, comme souhaité par Me El Hadji Diouf, l’opinion serait tentée de croire à ce qu’elle a toujours pensé que les libéraux ne sont motivés que par la libération de leur candidat. Cela ne ferait pas bonne presse pour le parti de Me Abdoulaye Wade. Les retrouvailles libérales ne sont plus à exclure, d’autant que Macky Sall a fait un grand pas vers Me Wade, le dimanche 29 mai, jour anniversaire de ses 90 ans, en passant un coup de fil pour lui souhaiter «joyeux anniversaire».

Rewmi en embuscade.

Locomotive du Fpdr, le Pds risque de perdre sa place de leader de l’opposition s’il venait à accorder ses violons avec le régime de Macky Sall. Le leader de Rewmi Idrissa Seck, favorable au dialogue, mais qui réclame un dialogue «sérieux et sincère», prend de l’ampleur dans sa radicalisation. A juste titre. Idrissa Seck n’a aucun dossier devant être vidé par la «générosité» de Macky Sall. Comme il l’a indiqué, il est préoccupé par la conquête du pouvoir. Samedi, comme pour narguer le régime en place, Idrissa Seck a annoncé la poursuite de ses tournées nationales à la rencontre des populations. L’ancien Premier ministre semble opter pour une opposition pure et dure avec le régime de Macky Sall.

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