Paris déroule le tapis rouge à plus de 1000 entreprises africaines ce jeudi et vendredi 22-23 Septembre 2016. La France tente de capitaliser sur le dynamisme du continent africain, deuxième destination des exportations françaises derrière l’Europe.
C’est bien le signe de l’engouement pour l’Afrique. Au dernier comptage, 2300 entreprises sont inscrites aux rencontres Africa 2016 qui se tiennent jeudi et vendredi dans les locaux du Conseil économique et social à Paris. La moitié vient d’Afrique, représentants de conglomérats et grandes entreprises du continent mais aussi d’un tissui de PME/PMI en plein essor. L’événement se veut avant tout «business» même s’il s’inscrit dans la continuité du sommet de l’Élysée des chefs d’État africains de décembre 2015, avant la prochaine édition, mi-janvier à Bamako.
En parallèle aux conférences sur les nombreux défis du continent, l’objectif est bien de générer du chiffre d’affaires, au travers des 4300 rendez-vous prévus en «BtoB». «L’Afrique est un enjeu clé de la diplomatie économique», défend Matthias Fekl, le secrétaire d’État au Commerce extérieur, qui ouvre la conférence avec Michel Sapin. En se félicitant que le continent africain, deuxième destination des exportations françaises derrière l’Europe, est aussi le deuxième excédent commercial de l’Hexagone. Quant aux investissements, le stock a été multiplié par sept depuis 2000.. Pour sa deuxième session de «speed dating» organisée par le Quai d’Orsay lors de la semaine des ambassadeurs, l’Afrique était à l’honneur, continent le plus demandé par les entreprises tricolores.
L’Afrique devient un enjeu clé de la diplomatie économique avec la rude concurrence des pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil. Les entreprises africaines veulent nouer des partenariats, visant à créer de la valeur sur place. «Les entrepreneurs viennent, avec la préoccupation d’une croissance plus inclusive, de créer des emplois et de réduire les inégalités», insiste Lionel Zinsou, organiseur de l’évènement qui connaît bien le terrain. La réalité, souligne la Banque africaine de développement, c’est que sur 420 millions de jeunes de 15 à 35 ans, un tiers est sans travail et un tiers occupe un emploi précaire.
La rédaction



