Depuis plus de six mois, les Parcelles Assainies, Soprim et environ vivent un calvaire sans fin, en raison d’un manque d’eau. Une situation très difficile pour cette population surtout en cette période de ramadan et la chaleur pendant laquelle la consommation de l’eau est élevée. Aujourd’hui, désorientées, ces populations lancent un appel aux responsables de la Société des eaux (Sde) et à l’Etat.
Les robinets sont à sec à l’Unité 13 des Parcelles Assainies. Ici, cela dure depuis six mois. Le matin, l’eau est introuvable. La nuit, elle revient au compte-gouttes. Ou elle se fait rare, très rare. Sous le chaud soleil, les femmes parcourent des kilomètres pour trouver le liquide précieux. Aux Parcelles Assainies, ce sont les propriétaires de charrettes qui tiennent le haut du pavé. Ils sont les vedettes anonymes d’un sinistre spectacle marqué par un manque d’eau obsédant qui accable les populations de l’Unité 13 des Parcelles Assainies, depuis un moment. Certaines familles ont choisi de recourir au service de charretiers pour se ravitailler en eau, d’autres se rangent derrière des robinets à pompes.
«J’ai quitté les Unités 18 pour venir à l’Unité 13 chercher de l’eau, cela fait plus de six mois que toutes les Parcelles Assainies sont privées d’eau. Nous vivons l’enfer…c’est inhumain de vivre dans ces conditions. Avec le mois de ramadan, il nous faut faire des actes de dévotion et nous avons forcément besoin d’eau, pour nous apprêter. Il faut que le Gouvernement nous aide », implore, désespérée Fatou.
Aux Parcelles Assainies et dans les quartiers environnants, même les plus petits, conscients du manque d’eau, demandent la Sde et l’Etat à régler ce problème.
Pendant ce temps, Diéry Bâ, directeur de l’exploitation de la Sde, assure qu’ils sont en train de travailler pour régler ce déficit d’eau.
«Nous sommes en train de faire chaque jour, un travail colossal pour régler le problème d’eau aux Parcelles Assainies et dans les autres quartiers de Dakar. Il existe un déficit qui fait que le quart de la population n’a pas d’eau.»
Sur la position des Dakarois, il estime qu’il est impossible qu’ils aient toute la quantité d’eau dont ils ont besoin : «Tous les lieux ne peuvent avoir de l’eau, car les habitations ne sont pas les mêmes : ceux qui habitent en hauteur n’ont qu’à installeur des bassins, car leurs positions par rapport aux tuyaux d’eau ne leur permettent pas d’avoir le maximum d’eau qu’ils revendiquent », se dit-il.



