Les choses se compliquent pour Ousman Sonko. Le bureau du procureur général en Suisse a indiqué que le cas de Ousman Sonko fait partie des deux affaires qui seraient jugées pour crimes contre l’humanité, nous informe le point.
Ousman Sonko était le ministre de l’Intérieur de la Gambie sous Yahya Jammeh de 2006 et 2016 – une période où de graves crimes contre l’humanité et des violations des droits de l’homme ont été commis sous sa surveillance. Il était soupçonné d’avoir participé à des actes de torture, y compris dans des centres de détention.
Rappelons qu’après s’être brouillé avec Yahya Jammeh en septembre 2016, Sonko avait fui la Gambie pour le Sénégal, puis pour la Suède où il a demandé l’asile. Il s’est également rendu en Suisse après que sa première demande d’asile ait été rejetée en Suède. C’est là que l’ONG suisse a déposé une plainte auprès des autorités de poursuite bernoise le 25 janvier 2017.
Leurs autorités ont ordonné l’arrestation de Sonko le lendemain, conformément à la Convention contre la torture et le Code pénal suisse.
Depuis lors, le bureau du procureur fédéral en Suisse a ouvert une enquête sur les crimes présumés de Sonko en Gambie. Malgré ses efforts pour obtenir une mise en liberté sous caution alors que les enquêtes étaient en cours, la Cour suprême fédérale a confirmé la demande du bureau du procureur général suisse de maintenir l’ancien ministre en détention jusqu’à la fin des enquêtes.


