AccueilEcho d'AfriqueOuagadougou: La coalition Jihadiste GSIM revendique la double attaque de Ouagadougou

Ouagadougou: La coalition Jihadiste GSIM revendique la double attaque de Ouagadougou

Le groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmanes dirigé par Iyad Ag Ghali revendique la double attaque qui a frappé Ouagadougou vendredi 2 mars. L’information a été reçue par l’agence mauritanienne ANI. Pour rappel, l’attaque avait fait 16 morts, dont neuf parmi les assaillants et sept parmi les forces de sécurité.

La coalition jihadiste GSIM explique que la double attaque de Ouagadougou a été menée en représailles à l’opération menée le 14 février par les forces françaises dans le nord du Mali à la frontière algérienne. Selon l’état-major, une vingtaine d’hommes d’Iyad Ag Ghali, le leader du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, ont été tués ou capturés au cours de cette opération. « C’est l’une des marques de ces groupes liés à Al-Qaïda, qu’il s’agisse du GSIM ou d’une de ses composantes qui a été active le plus longtemps, c’est-à-dire Aqmi : très souvent, leurs actions, sont menées en représailles à des opérations où sont tombées certains de leurs hommes dans la sous-région », analyse Lemine ould Salem, journaliste mauritanien, spécialiste des questions jihadistes.

Cette revendication intervient alors que l’enquête sur les attaques contre l’ambassade de France et l’état-major général des armées commence à peine. Les forces de sécurité ont réussi à capturer l’un des membres du commando qui a attaqué l’état-major. Il est désormais entre les mains de la justice. Un autre individu d’une autre nationalité a été interpellé. Il était en possession d’un gilet pare-balles.

Les investigations se poursuivent car la majorité des assaillants portaient la tenue officielle des soldats burkinabè. « La quasi-totalité des assaillants étaient de nationalité burkinabè », a confié à RFI une source proche du dossier. Les premières vérifications ont permis d’identifier parmi les personnes tuées un ex-soldat de l’armée burkinabè. Il faisait partie des militaires radiés après la vague de mutineries qui  avait secoué l’armée en 2011. Selon Rfi, les terroristes auraient été renseigné sur les pratiques et les activités au sein de l’état-major.

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